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LA NUIT TRAGIQUE D’ÉVARISTE GALOIS, UN OPÉRA CRÉÉ AU PIED DU VENTOUX

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LA NUIT TRAGIQUE D’ÉVARISTE GALOIS, UN OPÉRA CRÉÉ AU PIED DU VENTOUX

Saint-Léger-du-Ventoux
15 Septembre 2021 - 09:31
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Chrystelle Di Marco

Décidément Saint-Léger-du-Ventoux, la plus petite commune du Vaucluse, est un endroit singulier. D’abord parce que c’est une terre « où il y a plus de chèvres que d’habitants ».  Ensuite parce que c'est là qu’un « jardin singulier », a été créé au pied du Géant de Provence avec une maison qui abrite une activité d’édition, une librairie, des ateliers d’artistes et un espace restauration. Enfin parce que c'est dans ce jardin de montagne isolé que Bruno Alberro et Paulin Reynard ont conçu en 2019 les « Soirées d’art lyrique », un nouveau festival qui en est à sa 3e édition.

Ce samedi, le jardin a connu une affluence inhabituelle. C’était la clôture du festival 2021 et 200 personnes étaient venues écouter l’opéra « Evariste Galois ou la Nuit tragique » de Fabien Barcelo en version concert avec pour interprètes huit chanteurs solistes dont un baryton pour le rôle-titre, dix-huit choristes du choeur de l’opéra Grand Avignon et les musiciens de l’orchestre national Avignon-Provence placés sous la direction du jeune chef Quentin Hindley. Un spectacle inattendu sous un ciel étoilé, dans un décor champêtre et une atmosphère très provençale. La dernière des quatre créations inscrites au programme de cette année.

L’histoire à la fois vraie et réinventée de l’opéra est celle de la vie d’un jeune et brillant mathématicien, romantique, républicain dans l’âme, rejeté puis reconnu par ses pairs, mort à 20 ans (1811-1832.) à la suite d’un duel piégé lié à une  sombre intrigue amoureuse.

En première partie de la soirée, le public était invité à participer à un entretien avec Fabien Barcelo, le jeune compositeur de l’opéra, Bruno Alberro, le librettiste et Paulin Reynard, le directeur artistique. Fabien Barcelo n’en est pas à son coup d’essai, puisque, à moins de trente ans, il signe le deuxième opéra de sa carrière.  À la question de savoir à quel style d’écriture appartient cette œuvre, le compositeur marseillais, lui-même baryton, donne le ton : « J’écris de la musique tonale. Ce n’est pas de la musique contemporaine avec des intervalles impossibles, difficiles à entendre. Dans ce cadre-là mes références musicales favorites, que je cite dans cette œuvre, c’est Gustave Mahler, de la musique française du 19e et du 20e siècle et puis bien sûr un peu de Barcelo ! »

Comme souvent pour les créations d’opéra, on ne sait pas si cette représentation aura l’occasion de se redonner sous cette forme ou sous une autre, mais on ne peut qu’applaudir à cette prouesse qui a permis de s’intéresser à un homme, méconnu du grand public et qui, précurseur des mathématiques modernes, a pourtant donné son nom aux rues, aux collèges, aux lycées et aux gymnases de nombreuses villes de France.

Fabien Barcelo, le compositeur

 

 

Hector Lamot

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