INTERMARCHÉ CHERCHE APPRENTIS (DÉSESPÉRÉMENT)

Durée de lecture
2 minutes
Avancement

INTERMARCHÉ CHERCHE APPRENTIS (DÉSESPÉRÉMENT)

Saint Romain-en-Viennois
22 Septembre 2020 - 11:12
3 commentaires

« Les diplômes, c’est bien, l’expérience c’est mieux » déclare Nicolas Mouveaux, jeune directeur de l’Intermarché de Vaison, lui-même ancien apprenti.

« Avec l’apprentissage, nous offrons un cadre, une formation et des bonnes perspectives d’embauche » répète-t-il à qui veut l’entendre.

Intermarché à Vaison c’est 60 salariés dont 75 % à temps plein et 90 % en CDI et seulement...cinq apprentis.

 

« Et pourtant un apprenti décidé à travailler et à apprendre ne sera jamais au chômage dans le secteur de la grande distribution » affirme Joël Marini, PDG du magasin de Vaison.

 

L’éventail de métiers dans la grande distribution est large : Des métiers de bouche (boucher, poissonnier, charcutier, boulanger, fromager, légumier) aux métiers de caisse, mise en rayon, drive, responsable de secteur, la liste est longue et chacun peut y trouver sa voie.

 

« Nous travaillons essentiellement avec les CFA de Carpentras et d’Avignon qui nous envoient des CAP, bac pro ou BP en alternance. Les apprentis travaillent 35 heures par semaine, trois semaines par mois en magasin et une semaine par mois à l’école. » Les salaires sont exemptés de charges pour l’employeur et pour le salarié.

À titre d’exemple un apprenti âgé de 18 à 20 ans gagne 631 € par mois la première année de formation et 754 € la deuxième année. Dès 21 ans le salaire passe à 815 € la première année et 938€ la deuxième année.

 

« Le tout est d’avoir envie » répète Joël Marini qui déplore aujourd’hui la dévalorisation des métiers manuels et le manque de courage de certains jeunes « trop chouchoutés à l’école et par leurs parents » ...

 

Avis aux amateurs : les candidatures sont ouvertes.

 

 

G. Lairderien

 

There are 3 Comments

Du fait de l’alternance entre le CFA et le lieu de travail, il y a des obstacles de logement et de transport, pour des mineurs qui n’ont pas le permis de conduire, et dont les parents n’ont pas les moyens d’assurer les allers-retours. Il faut que la Région s’implique davantage pour faciliter les déplacements des futurs apprentis, à l’échelon du Vaucluse.

Je serai très attentif lorsque M. Mouveaux m'expliquera comment il est possible d'exercer une activité "professionnelle" avec un budget de 631 € par mois. Carburant+ assurance+loyer du logement+ nourriture. Je vais être très heureux d'apprendre que les apprentis sont logés et nourris... est-ce l'explication logique? N'oublions pas que l'employeur est exempté de cotisations sociales, l'apprenti ne cotise pas pour la retraite. Ce sont les impôts de tous qui vont aider cette activité. L'employeur s'étonne que la région ne fasse pas plus pour soutenir cette activité, il a oublié avoir demandé des diminutions d'impôts, des exemptions de cotisations et que ces impôts servaient justement, (quand ils existaient !), à l'aide des jeunes travailleurs. La Mémoire est courte, la logique incertaine...

Je trouve cet article, qui ressemble plutôt à une "publicité rédactionnelle", (mais bon c'est une info parmi d'autres), plutôt violent et limite insultant. On n'évoque pas les "rémunérations" (on a presque honte d'utiliser ce mot) des apprentis - à partir de 15 ans, il me semble - exonérées de plus de cotisations sociales (qui font pourtant partie intégrante du salaire) au détriment de la Sécu. Mais peut-être est-ce l'occasion d'ouvrir un débat sur l'apprentissage et ses dérives nombreuses depuis des décennies, à partir d'une saine idée de départ de rapprocher la formation et la pratique professionnelle. Cordialement
X