RESTAURANTS DU CŒUR : LES COULISSES DE LA COLLECTE

Les restaurants du cœur fonctionnent grâce à la générosité du public et au travail des bénévoles. Vendredi 15 et samedi 16 mars, la collecte nationale avait lieu. Une trentaine de bénévoles y ont participé. Avec un peu de retard, le compte rendu de ces journées.

De l’avis unanime des participants, ces collectes ont été une réussite, avec des dons plus importants que les années précédentes. « Les gens sont généreux, l’information nationale a payé », affirmaient les bénévoles sur le terrain. Quatre magasins ont pu être « tenus », trois à Vaison et un à Malaucène, de 9 h 30 à 19 h 30. « Il n’a pas été possible d’être présents partout, par manque de monde », selon le président Bernard Heraut, qui voudrait plus de bonnes volontés disponibles. Pour chaque point de collecte, une douzaine de bénévoles sont mobilisés, entre la permanence à l’entrée, mais aussi le transport au fur et à mesure vers le local, le tri et le rangement… Il y a derrière les deux personnes et leur caddy toute une organisation.

Les dons sont transportés par une fourgonnette qui fait en permanence le tour des points de collecte pour les ramener au local. Là, d’autres bénévoles, une dizaine, trient par catégorie, et vérifient les dates de péremption pour optimiser la distribution. Les marchandises sont rangées dans des cartons ou des caisses.

Tout est pesé. Les restos du cœur calculent à partir des kilos donnés le nombre de repas disponibles. La collecte de mars est destinée à aider pendant l’été les cas les plus difficiles. Bernard Heraut précise qu’il accepte les dons en nature toute l’année.

Pour lui, l’organisation doit faire face à plusieurs difficultés. La première est le manque de bénévoles. Il affirme que chaque demande est la bienvenue, mais sur le terrain, certains pensent que des progrès sont à faire. La deuxième contrainte est l’absence de local réservé. « Nous devons installer et ranger à chaque distribution », dit-il. Et enfin, les volontaires aimeraient disposer d’un peu de matériel de manutention, type transpalettes, et de frigos.

Rencontre avec des bénévoles

Les gilets orange ont tous déjà participé à plusieurs collectes. Marie Jo est là depuis onze ans, et Marguerite depuis treize ans. Elles sont souvent ensemble.

Jean Paul et Michel sont aussi des habitués. Ils font un premier tri des dons pour faciliter le travail des collègues qui sont au local.

Tous estiment que le public est généreux, et trouvent la collecte en hausse par rapport à 2015.

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