Pour rentrer au Festival de la Bande dessinée, il ne fallait pas se tromper de porte. Prendre celle de droite vous exposait à être très fermement invité, mais sans explications, à ressortir et à prendre celle de gauche. Où se trouvait la caisse… Entrée trois euros. L’organisation avait été très, très discrète sur ce point.
Une fois à l’intérieur, beaucoup de monde. Le salon a eu un vrai succès. Au centre de la grande salle de l’espace culturel, un énorme stock de BD est à la disposition des acheteurs. Et tout autour, le long des murs, les auteurs attendent pour les dédicacer. Bonne organisation, il y a la place pour les files d’attente. Et il y en a quelques-unes.
Sur la scène, une exposition présente des planches originales de Philippe Delaby, récemment disparu, à qui le festival rend hommage.
Au fond, l’espace est réservé à Rosinski, un des papes de la bande dessinée actuelle, avec notamment sa série Torgal. Au centre, sur une estrade, le bureau du maitre, avec deux fauteuils. Derrière lui, l’exposition de quelques-unes de ses planches, parfois en grand format, sur des « murs » noirs.
Devant lui… une longue file d’attente. Certains ont apporté des sièges pliants.
Partout : du monde.
Mais le salon de se limite pas à l’intérieur del’espace culturel. Devant, des tentes abritent des marchands de BD d’occasion, ou neuves. Là aussi, les amateurs fouillent.
Et on se rend compte que la BD mérite son titre de 9e art. Universel. Il est loin le temps où les « petits Mickey » étaient réservés à un public d’ados males, les petites filles lisant Lisette.
On trouve maintenant dans le public des jeunes de tous les âges, enfants, ados, adultes et au-delà, et des deux sexes.
Il est vrai aussi que la BD a beaucoup évolué.
Il ne faut pas oublier deux choses dans ce compte rendu. Et même trois.
D’une part, la Ferme des Arts, où Philippe-Henri Turin occupait à lui seul le premier étage de l’espace des expositions, avec lui aussi ses planches exposées. Au rez-de-chaussée, deux librairies étaient installées, dont la librairie Montfort, de la grande rue à Vaison, qui a en magasin un rayon de bandes dessinées. Au sous-sol, dans l’espace jeunesse de la bibliothèque municipale, les ateliers qui se tenaient à la Ferme des Arts, où les jeunes découvraient les joies et les règles du dessin.
D’autre part la présence sur la place François Cevert des chars du Corso, qui avait cette année la BD pour thème. Ils attiraient les enfants.
Et enfin, et surtout, la présence au festival de Jean Marcellin, dessinateur Vaisonnais, spécialiste du dessin humoristique et du Far West, qui a travaillé pour Pilote, Le Journal de Mickey, Pif gadget, et qui a participé comme acteur-moteur à l’essor de la BD das les années 70. Il avait exposé à la ferme des arts en février 2014 (lire https://www.gazette-locale.fr/article/20140216-une-exposition-a-ne-pas-ma…).
Pour conclure : un festival de plus réussit à Vaison-la-Romaine, un !



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