FLAMBOYANTE M¡LONGA

Le Théâtre Antique a été subjugué par la flamboyante « M¡longa » de Sidi Larbi Charkaoui. Pendant une heure et demie, la troupe de dix danseurs de tango recrutés à Buenos Aires, les deux danseurs contemporains, les cinq musiciens qui les accompagnent et les images de Buenos Aires ont offert une alchimie chorégraphique exceptionnelle.

« Milonga ». Dans le langage des passionnés de tango argentin, ce mot a plusieurs sens. C’est d’abord un « bal de tango », un lieu, un bal où l’on danse le tango. C’est ensuite une danse, un tango sur un rythme un peu plus rapide que le tango traditionnel. C’est enfin une musique sur laquelle on danse le tango.

Les spectateurs avaient été avertis qu’en raison du vent, certains éléments du décor n’avaient pas pu être montés. Ils le seront peut-être ce soir.

Après une ouverture en vidéo, le spectacle se déroule en plusieurs scènes, mettant en avant toute la sensualité du tango, et tout l’art de Sidi Larbi Cherkaoui, casseur de codes et innovateur.

Sur scène, le tango se danse à deux, à trois, à huit… les chorégraphies sont éclairées de façon sophistiquée, et la vidéo, avec projection des images des danseurs, enregistrés et qui se synchronisent, rajeunissent l’image de la danse, pour un public plus jeune et moins attaché aux traditions et à ses habitudes.

Vitesse et volupté, lenteur et fébrilité, les musiques qui battent racontent la séduction, les figures explosent…

Les images de Buenos Aires, projeté sur grand écran derrière les danseurs, n’ont pas souffert des mouvements de l’écran dû au vent, qui donnait à l’ensemble un côté onirique inattendu.

« L’homme et la femme se tiennent enlacés tout le temps lorsqu’ils dansent le tango, glisse-t-il. C’est une éternelle étreinte entre les danseurs qui peut prendre toutes les couleurs : sexuelle, sensuelle, solitaire et bienveillante. »  Sidi Larbi Charkaoui

Le spectacle est reproposé ce soir à 22 heures. Réservations 04 90 28 74 74

Les photos étaient interdites. L’image des danseurs utilisée pour illustrer cet article est autorisée par la compagnie. Elle est de Rémy Donnadieu, photographe professionnel vaisonnais. Nous le remercions pour sa gracieuse collaboration. (Rémy Donnadieu, donre26@orange.fr – 06 76 20 86 71)

En début de séance, les intermittents de Vaison danse sont montés sur scène, tandis qu’une déclaration était lue par la voix off du festival. Ils demandent l’abrogation de la réforme et la négociation d’un nouvel accord d’indemnisation du chômage.

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