DEUX MAIRES SOLIDAIRES CONTRE UNE FERMETURE DE CLASSE

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DEUX MAIRES SOLIDAIRES CONTRE UNE FERMETURE DE CLASSE

Saint Marcellin les Vaison
13 février 2024 - 09:00
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Gérard Rainerie et Florence Bertrand

Les maires des communes du Crestet et de Saint-Marcellin-lès-Vaison, Florence Bertrand et Gérard Raineri, se mobilisent pour sauver de la fermeture une classe de leur regroupement pédagogique intercommunal (RPI).

Le RPI des deux communes regroupe les élèves des deux communes dans trois classes, une au Crestet, et deux à Saint-Marcellin-lès-Vaison. Les élèves suivent leur scolarité dans ces trois classes, passant d’une école à l’autre selon l’avancement de leur scolarité, comme ils passeraient d’une classe à l’autre dans une école unique. Un transport des élèves est organisé entre les deux villages, et chacune dispose de sa cantine.

Actuellement, Crestet assure le cycle 2, CE2, CM1, CM2, pour 21 élèves, et Saint-Marcellin-lès-Vaison le reste de la scolarité, de la maternelle au CE1, pour 24 élèves. La fermeture annoncée d’une classe à Saint-Marcellin-lès-Vaison conduirait au regroupement dans une seule classe de cinq niveaux, trois de maternelle et les CP et CE1. Les élus craignent que cette situation inquiète les parents et que ceux-ci scolarisent leurs enfants dans de communes voisines, ce qui serait, selon eux, le premier pas vers un déclin des écoles, et ensuite des villages, à l’heure où les pouvoirs publics assurent vouloir aider la ruralité à bénéficier de services publics de meilleure qualité. Ces difficultés potentielles ont été évoquées lors du conseil d’école du vendredi 9 février, où la décision de s’opposer autant que possible à cette fermeture a été prise.

Les deux maires sont surpris que cette fermeture soit envisagée. Ils comparent la situation qui en résulterait à celle des deux écoles de Roaix et Rasteau. Menacées toutes les deux de la fermeture d’une classe, elles ont manifesté chacune pour protester contre cette décision d’une classe en expliquant que cette fermeture entrainerait des classes à quatre niveaux, ce qui est très difficile à gérer et nuit aux résultats des élèves. Elles ont eu gain de cause, tandis que le Crestet et Saint-Marcellin-lès-Vaison, qui ont fait l’effort d’installer un regroupement pédagogique, devront, si cette décision est maintenue, gérer une classe à cinq niveaux. Gérard Raineri fait observer qu’entre les effectifs de Roaix et ceux de leur RPI, la différence d’effectif n’est que de trois élèves. Les deux maires espèrent au moins « un sursis ». Leur courrier de demande a été accompagné d’un courrier signé par une vingtaine de parents.

La décision officielle doit être prise en fin de journée à Avignon par les services départementaux de l’Éducation Nationale.

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