THÉÂTRE À SEPT HEURES

Durée de lecture
1 minute
Avancement

THÉÂTRE À SEPT HEURES

Vaison-la-Romaine
09 Juillet 2019 - 15:22
0 commentaires

L’expérience du théâtre à 7 heures du matin, une réussite l’année dernière, recommence le 10 juillet. Elle sera probablement la dernière avant longtemps, puisque cette vingtième édition de la semaine du Théâtre antique marque la fin d’une expérience rare, qui s’arête faute de moyens.

Mercredi matin, donc, à 7 heures, au théâtre du Nymphée, le festival donne carte blanche à Philippe Brunet le fondateur du Théâtre Demodocos dans tous ses talents.

Philippe Brunet, professeur de grec ancien à la faculté de Rouen, linguiste passionné par la restitution orale de la langue qui vibrait dans les lieux de spectacle aménagés en l’honneur de Dionysos, a développé depuis vingt-cinq ans ce théâtre total où s’allient la profération scandée des paroles des dramaturges et des poètes et le rythme corollaire des danses, des chants et des instruments portés par un chœur emblématique de cette tradition née à Athènes au Vème siècle avant. J.-C.

À 19 heures, dans « L’après-midi d’un faune », Yohan Grandsire accompagné au violoncelle par Nicolas Decker s’éveillera pour tenter sur fond de poésie grecque de séduire la muse interprétée par Fantine Cave-Radet. Le danseur et chorégraphe qui incarne depuis longtemps pour le Théâtre Demodocos ce personnage fabuleux de la mythologie qu’est le satyre, cet être hybride de la mythologie pétri d’humanité et d’animalité confondues, a souhaité créer pour cette vingtième Semaine de Théâtre Antique une composition inspirée par le ballet de Nijinsky et la musique de Debussy.

Il laissera ensuite la place à « Circé ». Le Théâtre Demodocos reprend avec Circé en 2019 une de ses plus anciennes créations, dans une nouvelle mise en scène de Philippe Brunet qui joue avec ce récit de l’Odyssée dont l’imaginaire ne cesse jamais d’intriguer et de stimuler lecteurs comme spectateurs de cette mise en images et en sons.

 

Tarifs : 20 et 10 euros tarif réduit

X