LES BOULANGERS ET LA SAINT QUENIN

Il n’y a plus guère que la boulangerie Fourteau pour respecter la tradition des navettes offertes pour la Saint Quenin. Elle a maintenant plus de 25 ans. Elle a été initiée en 1990 par Robert Fourteau.

Elle est dérivée de la tradition marseillaise où ces petits gâteaux, dont la forme évoque une barque, étaient souvent préparés pour la Chandeleur à la place des crêpes. La boulangerie continue à vendre ce produit traditionnel (et succulent) et à l’offrir pour la messe Saint Quenin.

Robert Fourteau avait décidé, pour la Saint Quenin, qui a lieu 15 jours après la Chandeleur, d’offrir des petits pains « qui, après leur bénédiction solennelle seront offerts aux autorités, aux responsables des oeuvres charitables, et aux fidèles de la paroisse le jour de la célébration de la fête de notre Grand Saint Quenin ». Il s’agissait de renouer avec la tradition du « pain béni », attesté entre autres en juillet 1714, où « On a fait à l’évêque des gâteaux en forme de fougasse ».

Le retour de cette tradition donnait lieu en 1990 à la signature d’une charte entre l’Évêché, les boulangers, et la Restanco, association de maintien des traditions. Cette dernière était chargée de la distribution de ces pains à l’office. Les signataires étaient le père Roudil, Robert Fourteau et Pierre Gontard.

C’est cette tradition que maintient la boulangerie Fourteau, en offrant des navettes qui symbolisent le pain traditionnel.

Trois années plus tard, en 1993, à l’initiative de La Restanco et de Pierre-Michel Lemoine, une charte était signée entre les vignerons, l’évêché représenté par Monseigneur Bouchaix, et la Restanco. Similaire à celle des boulangers, elle permettait de retrouver le pain et le vin de l’Eucharistie.

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