A.G. AGITEE AU CLAEP

L’assemblée générale du Claep a été très agitée. Une assemblée générale extraordinaire devrait tenter d’éclaircir la situation et de poser de nouvelles bases. Les dissensions au sein du conseil d’administration ont éclaté au grand jour, tandis que la situation financière est délicate et que des décisions qui conditionnent l’avenir doivent être prises. Le chiffre de 78 euros de subventions par spectateur a été cité. De leur côté, les financeurs, qui ont commandé une étude sur le fonctionnement de la structure, maintiennent leur soutien et vont effectuer des travaux sur le bâtiment. La question du recrutement d’un directeur, souhaitée par les financeurs, reste entière. L’assemblée générale s’est tenue en présence d’Aimé Robert, maire, de Pierre Meffre, conseiller régional, et Sophie Rigaud, représentant le conseil général.

L’assemblée générale a commencé par un long compte rendu d’activité fait par Gérard Moog. Il n’a pas été voté, certains membres lui reprochant sa forme, parfois de façon virulente. Ce compte rendu exhaustif de l’année écoulée a toutefois permis d’apprendre un certain nombre de points importants. Le Claep a proposé 17 spectacles vivants, et a servi de résidence d’artiste à cinq compagnies. Les séances de cinéma comptent en moyenne 12 spectateurs, et cinq d’entre elles n’en ont eu aucun. L’activité d’accueil est en hausse, avec 2035 personnes accueillies, 2485 nuitées, et 5601 repas servis.

Une étude commandée par le Conseil général fait le bilan des points positifs et négatifs. Côté positif, les espaces collectifs, la possibilité de repas, une salle de spectacles, et un bâtiment de plain-pied. Côté négatif, des locaux vétustes, mais qui vont être rénovés, des accès inadaptés, et l’absence de logement de gardien, obligatoire.

Les lits sont occupés 58 nuits par an, au lieu de 80 à 120 dans les structures comparables. L’étude recommande de développer la vocation d’accueil sur le spectacle vivant.

Le compte rendu d’activité conclu à la nécessité de resserrer les relations entre les acteurs.

Contesté dans sa forme, et trouvé trop long, le rapport n’a pas été voté. La tenue d’une nouvelle assemblée générale a été décidée pour essayer d’aplanir des difficultés qui résultent principalement des tensions dans le conseil d’administration.

Michel Brunet, qui avait pris depuis trois mois le poste de trésorier, et qui le quitte, a exposé que l’externalisation de la cuisine permettrait une économie d’environ 100 000 euros, et qu’il appartenait à l’assemblée de voir si cette somme devait être affectée à un emploi de directeur.

Le rapport moral du président Michel Bonnaventure présentait les relations avec le personnel sous un jour positif. Il suggère de plus orienter la structure vers l’accueil de handicapés. Il a été voté.

Une vive discussion sur le respect des statuts, le nombre de votants, le contenu des rapports a éclaté. Au moment où commençaient à fuser des invectives sur les opinions politiques, Aimé Robert a pris la parole pour calmer le jeu. Il a constaté qu’il y avait « beaucoup de griefs de part et d’autre ». Sophie Rigaud, du conseil général, a redit le soutien du département. La réunion s’est terminée là.

LE CLAEP

Le Claep de Rasteau est géré par une association loi de 1901. Les locaux appartiennent au Conseil Général. Sa mission culturelle est prépondérante, elle est intégrée à celle du Conseil Général. Il propose une salle de spectacle, et dispose de moyens d’hébergements. Il peut accueillir une quarantaine de personnes. Les produits d’exploitation sont de 240 000 euros, dont 98 000 euros de subventions. Des réflexions sont souhaitées par les financeurs pour augmenter l’efficacité de la structure.

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