La mise en place des nouveaux rythmes scolaires a été compliquée partout, et des mises au point se font encore chaque jour. À Vaison-la-Romaine, la commune a depuis longtemps confié à la Copavo l’organisation du temps périscolaire. C’est donc elle qui est chargée de la mise en place des animations. Mais la commune a aussi son mot à dire, pour que les transitions se passent bien.
Du côté Copavo, c’est le président Pierre Meffre qui, accompagné du fonctionnaire qui suit le dossier, Christophe Camp, fait le point.
Il rappelle tout d’abord que la réforme elle-même ne porte que sur l’organisation scolaire. Elle impose cinq matinées de cours par semaine, et que les enfants soient gardés jusqu’à 16 h 30. « La réforme a été subie et les conditions d’application ne sont pas idéales. Elle a été vécue difficilement par les parents et par les fonctionnaires », dit Pierre Meffre.
Compte tenu de ce contexte, il considère que les choses se sont globalement bien passées. « Il y a eu un gros travail de préparation en 2013 et à l’été 2014, initialement les cours devaient se terminer à 15 h 45, puis une après-midi a été choisie, le mardi à Zola, le vendredi à Ferry ».
Vaison est la seule commune de la Copavo à avoir délégué le périscolaire, qui assure pour les autres communes un soutien et qui bénéficie du crédit d’heures dégagé par les cours du mercredi. « Cela représente 800 heures par année scolaire », constate Pierre Meffre. « Il a fallu étoffer l’équipe d’animation, nous avons mis à contribution l’équipe multimédia, et les écoles intercommunales de musique et de danse ».
Il constate que les familles ont été perturbées, et qu’elles ont dû mettre des solutions en place comme le covoiturage ou des taxis. « Nous nous ajustons, les solutions sont adoptées pour cette année, au printemps les conseils d’école seront consultés pour l’année suivante.
Du côté de la commune, c’est Chrystèle Cotton, adjointe, qui gère le dossier. Pour elle aussi « il y a eu un gros travail ». Si le périscolaire est de la compétence de la Copavo, il a fallu gérer les horaires du personnel des écoles, comme les Atsem, et les occupations des salles et des gymnases. Le mercredi, à midi, les enfants sont transportés en bus vers le centre loisir, où ils peuvent manger, il n’y a pas de cantine. Le car est financé par la ville. « Tout est très minuté, le car transporte aussi des collégiens », expose Chrystèle Cotton, qui expose qu’il n’y a pas eu de recrutement, mais que les plannings de travail ont été revus.
« Il a fallu faire comprendre aux parents que la réforme venait de l’État », dit-elle.



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