Samedi, en fin d’après-midi, dans la grande salle de la mairie, Guy Scarpetta a donné une conférence sur « La mémoire du train fantôme », organisée par les associations « Au fil du Groseau » et « Mémoire de la résistance et de la déportation dans les Hautes Baronnies ».
Plus d’une cinquantaine de personnes y assistaient. Présenté par Jacques Galas. Guy Scarpetta est écrivain et auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages (romans, essais, livres de critique d’art). Il a été maître de conférences à l’Université de Reims où il enseignait la littérature et le cinéma. Passionné par la création artistique, il collabore à divers magazines dont Art Press et Globe. On le voit souvent à la galerie Martagon de Malaucène où, avec a complicité active de Michel Barjol, il a organisé, il y a bientôt vingt ans, une exposition mémorable sur le Marquis de Sade.
Outre le côté artistique, Guy Scarpetta est coprésident de l’Amicale des Déportés Résistants du Train Fantôme. Son dernier roman, « Guido », est paru aux éditions Gallimard en 2014. Guido était le grand-père de l’auteur et faisait partie de ce train de déportés de la guerre 1939/1945. C’est l’histoire de la résistance, des maquisards et du train fantôme.
Dans ses explications sur le Train Fantôme, Guy Scarpetta pense que ce nom pourrait faire référence au vaisseau fantôme. En effet, ce train a mis deux mois pour arriver à destination de Dachau. Un coup on le voyait, un coup il disparaissait… Rempli de déportés, il arrive à Sorgues le jour où les alliés libèrent Toulouse. Entassés à raison de 60 par wagons à bestiaux, dont une soixantaine de femmes, ils étaient tous résistants, de toute l’Europe, livrés aux Allemands par la police française.
Après cette conférence qui a vivement intéressé le public, Guy Scarpetta a fait une séance de dédicace en présence de Corinne Barthet-Robert de la librairie l’Annexe, avant que tous ne profitent du verre de l’amitié.
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