Trois conférences qui s’annoncent savantes et passionnantes, mais accessibles à toux comme il est de règle à l’Université pour Tous de Vaison-la-Romaine, sont au programme de mars de cette association.
La première, jeudi 5 mars, traitera d’économie. Gilbert Font, diplômé de HEC et de l’IEP, ancien directeur financier de Safran, présentera une conférence titrée « Les penseurs économiques face à la situation française ». Au cours de sa carrière, il s’est consacré au développement du capital humain. Il a créé l’université Safran et instauré un modèle de direction fondé sur la confiance et la performance des équipes.
La France fait face à une croissance modérée, un chômage persistant et des inégalités croissantes dans un contexte de mondialisation et de transition écologique. Stiglitz souligne les dérives du libéralisme et défend une régulation forte et une redistribution accrue. Blanchard adopte une approche pragmatique centrée sur la gestion des cycles et l’équilibre budgétaire. Tirole met l’accent sur la modernisation, l’innovation et une régulation adaptée aux mutations économiques. Piketty insiste sur la lutte contre les inégalités par une fiscalité progressive. Leurs visions convergent sur le rôle essentiel de l’État, mais divergent sur les priorités entre réformes structurelles et redistribution.
Les deux suivantes sont consacrées aux exoplanètes. Jeudi 12 mars, Guillaume Chaverot, formé en physique à l’Université de Besançon, présentera « Le futur de l’exoplanétologie ». Il a réalisé une thèse à l’Observatoire de Genève sur le climat des exoplanètes grâce à des modèles numériques. Il est aujourd’hui postdoctorant à l’Institut de Planétologie et d’Astrophysique de Grenoble, où il travaille depuis deux ans.
Depuis les premières découvertes d’exoplanètes dans les années 1990, les progrès des télescopes et des méthodes d’analyse ont révélé une grande diversité de mondes. Cette présentation dresse un bilan de nos connaissances sur leur nature, leur atmosphère et leur climat, grâce aux modèles numériques fondés sur les lois physiques. Ces outils permettent de relier des observations lointaines aux conditions réelles sur ces planètes. Enfin seront abordés les limites actuelles de notre compréhension et les défis scientifiques majeurs qui demeurent.
Jeudi 26 mars, Lucie Leboulleux, chercheuse au CNRS et membre de l’IPAG, présentera « Observer les exoplanètes — Quels instruments aujourd’hui et demain ? » Elle développe des instruments pour observer les exoplanètes sur des télescopes comme JWST ou l’ELT. Engagée pour les femmes en sciences et la médiation scientifique, elle coanime le podcast Venu d’Ailleurs. Elle explore aussi les liens entre arts et science et cultive d’autres passions, dont la cuisine, la randonnée et un second podcast dédié aux parcours de femmes seniors.
Observer une exoplanète est un défi majeur : ces mondes sont très proches de leur étoile et des millions de fois moins lumineux. Les astronomes doivent repérer, parmi un flot de photons stellaires, les rares photons émis ou réfléchis par la planète, véritables messagers permettant d’en analyser les propriétés. Pour y parvenir, l’astronomie s’appuie sur des instruments toujours plus puissants. Après les télescopes géants comme le VLT ou Keck, l’arrivée des ELT et TMT marque une nouvelle ère dominée par des télescopes de plusieurs dizaines de mètres.
Conférences à 18 heures au théâtre des 2 mondes, cours Taulignan.



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