Depuis 1961, le Concours national de la résistance et de la Déportation (CNRD) vise à perpétuer la mémoire de la Seconde Guerre mondiale chez les collégiens de troisième et les lycéens.
Il mobilise chaque année plus de 40000 candidats. Depuis 60 ans, on estime qu’il a mobilisé près d’un million et demi d’élèves. « A Vaison la Romaine, au collège et au lycée Stéphane Essel, depuis 13 ans, nos collégiens et lycéens participent à ce concours national et ont déjà remporté d’excellents résultats rappellent Mesdames Bernadelli et Machado leurs professeurs. Le thème précédent, « 1940. Entrer en résistance. Comprendre, refuser, résister », décidé en 2019, avait été prolongé en 2020-2021 en raison des difficultés liées à l’épidémie de COVID-19 et pour l’année scolaire 2021-2022 ce sera « la fin de la guerre, les opérations, les répressions, les déportations et la fin du IIIe Reich (1944-1945) »
Afin de poursuivre leur préparation à ce concours, lundi dernier à l’amphithéâtre de la cité Scolaire, Mesdames Bernadelli et Machado, avaient convié des membres de l’association des « Amis du Maquis Vasio », qui comptent encore parmi eux d’anciens résistants vaisonnais, à participer à des échanges avec les élèves.
Michel André fils de résistant déporté, président de l’association les « Amis du Maquis Vasio » très actif pour maintenir ce devoir de mémoire auprès des jeunes générations, a rappelé l’origine de la création de l’association avant de présenter René Lambert ancien résistant vaisonnais, puis Gilberte Montlahuc, dont les parents, restaurateurs à Condorcet, avaient été fusillés par les Allemands le 19 mars 1944. L’émotion était palpable dans les rangs des élèves quand René Lambert 98 ans, a évoqué d’une voix très claire son parcours de résistant et ses motivations de combattant « de l’ombre ». Aux nombreuses questions des élèves parmi lesquelles, comment avez-vous intégré le maquis et combien de temps , quelles actions les plus marquantes avez-vous accomplies, avez-vous eu des camarades arrêtés, quelle a été votre réaction à l’annonce de la fin de la guerre et comment avez-vous repris une vie normale après le maquis , quel sort a été réservé aux collaborateurs etc… René Lambert a répondu avec précision et beaucoup d’émotion, qui leur permettront de mieux préparer leur concours sur la résistance.
JJA



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