Un Jardin de la Haute Ville, oasis de fraîcheur bienvenue, accueillait ce lundi quelques personnes réunies autour d’Annie Blazy.
Elle avait choisi pour sa magistrale lecture un court texte d’Henry Bauchau « Diotime et les lions. »
Dans ce récit de 60 pages, l’auteur va à l’essentiel. Sous la forme d’un conte oriental, tout est dit par la voix de Diotime adolescente de 14 ans qui « veut tout » et son contraire.
Diotime, dans ce récit initiatique, va apprendre à grandir, elle est à la fois « la fille de sa mère » penchée sur ses travaux d’aiguille ou dépassée par son amour pour Arsès mais aussi « la sauvage et violente » trouvant un « plaisir indicible et une horreur » à tuer le lion lors de la fête rituelle de la chasse aux lions. Henry Bauchau qui a été aussi psychanalyste nous susurre que « la liberté douce n’existe pas, il y a toujours des combats à mener. » Un très beau texte intense et poétique qu’on trouve chez Babel à lire et relire.



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