Sophie Rigaut, conseillère départementale du canton de Vaison, était vendredi soir l’invitée du mois d’Alain Lienard pour « De vous à moi ». Au cours de ces moments, l’invitée répond en public, pendant une heure, à des questions tirées au sort, sur elle-même dans deux catégories, « Personnel et National ». Elle dispose de quatre « jokers » qui la dispensent de répondre. Elle n’en a utilisé aucun, et a répondu à toutes les questions tirées, une quinzaine. « Vous ne connaissez pas les questions possibles », a assuré Alain Liénard, le meneur de jeu. Le public lui-même, une quinzaine de personnes, ne peut pas intervenir pendant rencontre.
Le meneur de jeu a commencé par une présentation de l’invitée. « Je n’ai pas trouvé grand-chose sur vous », a-t-il affirmé. Il a mentionné que la conseillère a deux grands enfants et est mariée. « Je sépare ma vie publique et ma vie privée », a expliqué Sophie Rigaut, en rappelant qu’elle avait été chef de cabinet du président du conseil départemental Claude Haut, et qu’elle avait cessé toute activité professionnelle pour se consacrer à son mandat, le premier. Des sujets « divers et variés » ont été abordés. La conseillère s’est efforcée, tout au long de la rencontre, de montrer le rôle et l’importance du département dans la vie quotidienne.
L’entretien a permis d’établir qu’elle fume, mais qu’elle essaie de réduire sa consommation, et que son autre addiction est l’information. À une question sur les caméras de surveillance, elle a mentionné qu’elle avait voté pour leur installation dans des collèges, mentionnant aussi qu’il fallait les concilier avec la vie privée.
Les questions tenaient – beaucoup — compte de la situation féminine et des débats actuels. Sur une des questions, elle estime qu’on aurait pu choisir un autre slogan que « Balance ton porc », mais que les femmes ont beaucoup de difficultés dans de nombreux domaines, et qu’il faut lutter contre les inégalités. Interrogée, elle a affirmé que le milieu du pouvoir est encore très masculin, même si la parité a amélioré les choses. À la question « Que pensez-vous de l’amende pour harcèlement dans la rue », elle pense : « il faut pouvoir l’appliquer ». Répondant à une autre question sur un sujet proche, elle a estimé que « la parole des femmes n’est pas assez libérée ».
À la question « qui a le pouvoir, les politiques ou la finance », elle a répondu sans hésitation « le monde de la finance joue un rôle déterminant ». Sur le regroupement des régions, « ça s’est plus ou moins bien passé », les citoyens restent attachés à leur identité territoriale, mais il faut des régions fortes pour exercer correctement leurs missions, transport, formation, développement économique… Si Sophie Rigaut rencontrait Emmanuel Macron, elle lui parlerait des départements et des difficultés du monde rural. Elle estime que le cannabis est déjà la cause d’accidents, et que ça pose un problème pour sa dépénalisation. Elle est opposée aux « arrestations » (selon le terme de la question) des SDF pour les mettre à l’abri. Elle estime que tout le monde peut refuser de manger de la viande, et que ça ne donne pas le droit d’empêcher les autres de le faire. Elle prend acte des débats sur la chasse, et n’est pas opposée à sa pratique.
Dans le cours de l’entretien, Sophie Rigaut a tiré la question « Si vous étiez maire de Sablet, quelle serait votre priorité ? ». Sa réponse a été instantanée « Je ne suis pas maire de Sablet ». Elle a ajouté ensuite « c’est aux habitants à décider », complétant par une rapide tour d’horizon des sujets du moment pour le village, qu’elle « connaît en tant qu’élue de proximité », notamment la caserne des pompiers et la maison de retraite.
L’entretien s’est terminé avec le verre de l’amitié, offert par les hôtes de la soirée, Florence et François Masson-Regnault.






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