La compagnie Hervé Koubi présentait jeudi « Les nuits barbares ou les premiers matins du monde » sur la scène du théâtre antique presque au complet.
Rappelant en introduction ses origines algériennes, Hervé Koubi mène depuis 2010 un projet sur le thème de la Méditerranée. Il explique avoir recruté ses danseurs en Algérie.
Sur scène, les treize artistes, treize hommes, sautent, virevoltent, miment des combats. La musique passe de Fauré à Mozart, puis à la musique traditionnelle algérienne.
Le sol est blanc, et délibérément glissant. Cette caractéristique est utilisée entre autres pour la réalisation de figures qui rappellent le hip-hop, parmi d’autres allusions aux danses contemporaines, aux danses guerrières et tribales, loin des codes académiques.
Les danseurs sont torse nu, en jean, avec une jupe.
Le spectacle est magnifique, les spectateurs suspendus.
« Qu’importe d’où l’on est, nous avons une appartenance qui est plus ancienne que les nations », a dit Hervé Koubi.
La soirée s’est terminée, comme il est de tradition, par une discussion du chorégraphe avec le public. Elle a été animée par Antoine Abou, sociologue et président de l’Université pour tous.
Seule interrogation qui restera sans réponse, sans rien enlever à la qualité du spectacle : il n’y a pas de femmes dans les premiers matins du monde ?
Prochain spectacle du festival le lundi 16 juillet à 22 heures au théâtre du nymphée : « Carte blanche à François Murcia ». Gratuit.
GALERIE PHOTO — © (Cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).




Aucun commentaire