Lundi 16 juillet est le dernier jour pour profiter de l’exposition « Autreville », organisée par l’association Artémis dans jardins de la Haute Ville et quelques lieux publics de la « ville basse ». Elle regroupe une vingtaine d’artistes.
La ville basse accueille des œuvres monumentales.
Place Montfort, Julien Guarneri présente une imposante œuvre métallique, « Parles plus fort », composée de quadrilatères imbriqués, un de ses thèmes favoris depuis huit ans. « Il n’y a pas de raison à ce titre », dit-il.
Il expose aussi à la Haute Ville, à côté de Geneviève Van Der Wielen, peintre qui expose pour la première fois à Vaison. Elle est galeriste à Liège. Son travail représente essentiellement de très jeunes filles mises en scène dans des œuvres violentes, ce qu’elle explique ainsi : « je représente ainsi l’adolescence qui est la destruction de l’enfance ».
Guillaume Castel présente son travail dans la cathédrale Notre Dame de l’Assomption. Il vient du Finistère et a installé des sculptures en inox poli miroir et acier, et en laiton. Il travaille des feuilles métalliques composées de deux métaux, fer et inox, pour produire des formes « inspirées des formes organiques de la nature végétale », des pétales et des algues, « une ode à la nature ». « On ressent là ma formation initiale de maraîcher », dit-il, ajoutant « c’est un herbier imaginaire ». Il apprécie particulièrement d’exposer son travail dans les lieux à connotation religieuse, qui « correspondent au côté méditatif de [son] travail ».
Arnaud Sprimont a une approche très originale de sa pratique artistique. Issu d’une famille de scientifiques, il a la possibilité d’utiliser un microscope à balayage SEM, qui explore les objets avec une résolution du millionième du millimètre, et peut les grossir 70 000 fois.
Il s’inspire de ces formes, notamment des parties du corps humain, pour produire des sculptures et des bijoux. Il explique partir de l’humain pour passer au bijou inspiré d’une minuscule partie de corps, pour décorer un corps, bouclant ainsi « une parabole microcosme/macrocosme, dans une même structure ».
Julien Allègre expose à la Haute-Ville, mais aussi un énorme chien près de l’entrée des fouilles de Puymin, et une autre sculpture dans les fouilles de La Villasse. (Lire : Quand l’art moderne côtoie la romanité).
De nombreux autres artistes occupent maisons et jardins de la Haute Ville, jusqu’à lundi soir. Les entrées sont libres et gratuites.
GALERIE PHOTO — © (Cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).
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