La réunion organisée par la commune « sur le thème de la santé » a eu encore moins de succès que celle sur la sécurité. Seulement une dizaine de personnes, uniquement des personnels de santé qui connaissaient le sujet sur le bout des doigts à part deux auditeurs, sont venues. C’est regrettable, au vu de la qualité des intervenants qui avaient fait le déplacement, et de l’intérêt du sujet.
Les organisateurs ont hésité entre une annulation et un point sur l’établissement.
Finalement, l’exposé prévu s’est transformé en un point presse sur le centre hospitalier et la médecine libérale locale. Jean-Jacques Cabanis, directeur de l’établissement, a rappelé les travaux de mise à niveau de l’établissement et de ses services, médecine, rééducation, urgences, et ehpad.
Il a consacré un long développement aux urgences et aux activités hors les murs. Les urgences ont reçu 10 000 personnes en un an, et le Smur a effectué 700 sorties.
Les intervenants, au côté du directeur, le Docteur Beau, et le docteur Mouton, président de la commission médicale d’établissement, et dans l’assistance Philippe Bonnefoi, président départemental de l’Union Syndicale des Pharmaciens d’Officine pour le Vaucluse, sont tombés d’accord pour dire qu’un des problèmes était l’évolution de la médecine de ville. Les nouveaux médecins veulent mener une vie familiale et avoir du temps. Les médecins n’ont plus le temps de faire des visites à domicile, ce qui complique l’accès aux soins de certaines personnes, qui « atterrissent » aux urgences. Les participants sont aussi inquiets de la démographie médicale, avec de nombreux départs en retraite dans les prochaines années.
Le docteur Mouton a expliqué le fonctionnement du service mobile de soins palliatifs, mentionnant « une des grandes victoires de la médecine a été de transformer le cancer de maladie mortelle en maladie chronique », ce qui implique une prise en charge spécifique de la douleur.
Le docteur Beudon-Vincent a présenté les actions en faveur des personnes âgées, en particulier les malades atteints de la maladie d’Alzheimer. 605 cas de cette maladie sont recensés sur le territoire de la communauté de commune Vaison-Ventoux, selon elle, et 1 250 cas de démence.
Un « relayage », destiné à permettre aux aidants de prendre du repos en partant jusqu’à 14 jours est en place. Un accueil de jour itinérant se déplace de village en village et accueille une dizaine de personnes à chaque fois.
Une question a été posée sur la prise en charge locale de la maladie mentale. « Elle relève du centre hospitalier spécialisé de Montfavet »…
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