La pose des vitraux du père Kim En Joong à la cathédrale de la cité médiévale a été l’occasion de la venue à Vaison de Léonard Gianadda, mécène sans qui l’opération n’aurait pas eu lieu.
À son arrivée, lundi soir, l’entrepreneur suisse s’est rendu directement à l’exposition organisée par Philippe Turrel à la Galerie des Origines, dans la Grande rue. Elle est consacrée aux quarante ans de la fondation Pierre Gianadda, qu’il a créée à Martigny, ville jumelle de Vaison. Il a été reçu par Philippe Turrel organisateur de l’exposition, en présence de nombreuses personnalités, dont le père Kim En Joong, et le consul de Suisse à Marseille.
Ce fut pour lui l’occasion de rappeler les liens qui l’unissent à la ville provençale, et l’histoire de sa fondation.
En 1973 il est autorisé à construire un immeuble de seize niveaux. En 1976 un temple gallo-romain est mis au jour par les travaux. Il cherche vainement comment préserver ce vestige. Quelques semaines plus tard, son frère Pierre, dont il était très proche, meut en portant secours à des camarades victimes d’un accident d’avion. Bouleversé par cette perte et par d’autres évènements tragiques survenus dans sa famille, il décide de créer la fondation Pierre Gianadda, inaugurée le 19 novembre 1978. Elle a reçu plus de dix millions de visiteurs depuis son ouverture.
Il rappelle qu’il était venu à Vaison avant l’accident de son frère. Il a toujours été très intéressé par les vestiges, par l’histoire romaine, a fait des études classiques. Il a trouvé Vaison-la-Romaine « extraordinaire ». Il mentionne « quand j’ai découvert les vestiges du temple à Martigny, ça a changé mon existence ».
Par une série de relations, il a fait la connaissance du père Kim En Joong qui a réalisé des vitraux pour une chapelle de Martigny. Il raconte « L’année dernière, quand vous m’avez emmené découvrir la cathédrale, pour la toiture de laquelle j’ai participé, je me suis dit : “ce serait formidable des vitraux”, et j’ai pensé au père Kim immédiatement ».
Le père Kim En Joong était là également pour accueillir le mécène, avec qui il a déjà travaillé.
Il faut rappeler que la fondation Pierre Gianadda a donné 130 000 euros pour financer l’installation de ces œuvres d’art.
Après les discours, le mécène a reçu en hommage une sculpture de Patricia Meffre offerte par la plasticienne , « Déesse-mère dans son œuf cosmique ».
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