LES « TRANSPARENCES » D’YVETTE MAY

Yvette May a quitté son atelier, peu pratique pour les expositions, pour installer jusqu’au 15 juillet, rue des Fours, son exposition « Transparence(s) ». Autour de ce thème, elle explore trois univers bien différents, mais aussi des techniques originales, qu’elle expérimente.

Le premier est celui de l’eau, traité par une technique mixte, Acrylique, lavis et brou de noix. Les teintes sont sombres, la composition violente, souvent en triangle. « L’eau est comme la vie, elle va de la source vers l’aval, et elle ne peut pas remonter, comme on ne peut pas revenir en arrière. Les rochers la détournent, comme les accidents de la vie, mais elle poursuit son cours », explique l’artiste pour commenter son inspiration.

La deuxième partie de l’exposition est consacrée à une expérimentation artistique. « Il s’agit d’objets purement décoratifs, une expérience que j’avais envie de tenter » dit Yvette May. À partir de fibres rapportées d’Inde, elle a fabriqué, le mot est exact puisqu’il s’agit de construire un objet, de petits panneaux. Elle a étalé les fibres, avant de les coller et de les teinter.

Elle a produit ainsi des ouvres aériennes, transparentes, qui peuvent s’assembler.

La troisième partie est la plus intime, elle traite de la violence faite aux femmes, cachée. C’est un thème fréquent chez l’artiste, ardente féministe, historienne qui rappelle volontiers que les femmes sont souvent à l’origine des révolutions. Elle s’est intéressée à la révolution en Tunisie, et mentionne : « en 1789, ce sont les femmes qui sont descendues dans la rue pour demander du pain ».

Exposition jusqu’au 15 juillet.

 

GALERIE PHOTO — © (Cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).

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