Le changement climatique et ses conséquences sur l’agriculture étaient au programme du cinquième café citoyen. Il s’est déroulé jeudi soir à l’hôtel Burrhus, avec une trentaine d’auditeurs.
Pablo Ohocht, viticulteur à Séguret, ingénieur chimiste de formation, a présenté les interactions entre méthodes culturales et climat. Il a expliqué que les vendanges se font de plus en plus tôt, que le réchauffement climatique augmentait le degré du vin, et que les réglementations rendaient difficile une modification des cépages utilisés, moins résistants à la sécheresse que les anciens, ce qui rendrait délicate l’adaptation aux changements, qui ne pourrait être réalisées que par de grosses exploitations. Il a contesté la validité du recours à l’arrosage : « si il y a sécheresse, où va-t on trouver l’eau ? ».
Il a été suivi par Bernard Seguin, bioclimatologue, qui a travaillé à l’Inra sur les changements climatiques. Il a participé à l’élaboration du quatrième rapport sur le climat de 2007, qui a valu au GIEC un prix Nobel en 2007. Après avoir travaillé sur les influences locales de l’homme, par les tours de réfrigération, la disparition des haies… dans les années 70, il a travaillé sur l’échelle mondiale. Il a expliqué que la corrélation entre gaz à effet de serre et réchauffement planétaire correspondait aux modèles des scientifiques.
La réunion s’est terminée par des échanges entre les intervenants et le public.
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