L’année prochaine auront lieu les élections européennes. La République en Marche commence (REM) à les préparer. Le parti du président Macron lance une « Grande Marche » pour aller à la rencontre des électeurs et leur demander leur avis sur l’Europe.
L’opération a été présentée vendredi à la presse par le comité local, animé par Robert Lions. « Le but n’est pas de débattre, mais d’interroger les électeurs sur ce qui marche et ce qui ne marche pas en Europe », dit-il. Pour cela les membres du comité disposent d’un questionnaire, national, et ils noteront les réponses qui leur seront fournies. « Nous ne voulons pas simplement rencontrer les gens des villages, mais nous irons voir aussi ceux qui vivent à la campagne », explique l’animateur.
L’opération devait commencer aujourd’hui, mais son lancement a été reporté, par décision nationale, en raison de l’attentat de Trèbes. L’opération devrait durer six à sept semaines et idéalement se terminer le 9 mai, jour de l’Europe. Emmanuel Macron, qui souhaitait, parmi d’autres, des listes transnationales aux élections européennes (elles ont été rejetées par le parlement européen le 7 février 2018) souhaite mener la même opération dans plusieurs pays européens.
Pour Claude Haut, sénateur En Marche, Emmanuel Macron est un Européen convaincu, et il y a « un alignement des planètes pour une réforme de l’Europe », avec une Allemagne qui s’interroge, et devient plus réceptive aux demandes françaises. Il affirme aussi que « beaucoup de choses vont bien grâce à l’Europe, et ajoute que c’est « grâce à elle qu’il n’y a pas eu de guerre en Europe », un argument souvent entendu, qui zappe allègrement les 53 militaires français tués en Yougoslavie, le rôle de l’OTAN pendant la guerre froide, celui de la dissuasion nucléaire ou le fait que si le terrorisme menace l’Europe, selon certains, les soldats français sont bien seuls à combattre – et à mourir – au Sahel. Pour la défense de l’Europe, donc.
Il ajoute que si on dit que beaucoup de choses vont mal à cause de l’Europe, ce n’est pas forcément vrai, mais qu’il est commode de lui « faire porter le chapeau ». Il indique aussi que la tendance française est de surtransposer les directives européennes et d’imposer plus que ce qui est demandé. Le Gouvernement est conscient du problème et des mesures sont en cours pour éviter que ce travers national perdure.
Les réponses des personnes consultées seront transmises par Internet à l’échelon national, où elles seront analysées, et elles devraient servir a préparer le programme d’En Marche pour les élections de 2019.
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