UN FABULEUX VOYAGE AU CŒUR DE LA MUSIQUE ET DE LA SPIRITUALITÉ

L’inventaire et l’étude des « musiques sacrées du monde » réalisés, au milieu du XXe siècle, constituent la première mondialisation de la connaissance culturelle.

Depuis la nuit des temps, le sacré a été une inspiration fondamentale pour l’homme. S’opposant au profane et au matériel, cette attirance vers l’impalpable et l’inaccessible s’est traduite, dans toutes les civilisations, par la danse, le chant et la musique bien avant l’émergence des premières religions.

Mardi soir, dans le cadre des conférences de l’Université pour tous, Gérard Kurkdjian, musicien, écrivain, fondateur du festival des Musiques Sacrées du Monde de Fès dont il a pendant quinze ans assuré la direction, précisa tout d’abord, la nature des éléments du fascinant triumvirat : sacré, religieux et musique.

Après cette introduction terminologique, le conférencier, s’appuyant sur de nombreux exemples concrets et érudits, développa pourquoi et comment la musique fut et reste utilisée de nos jours par et pour les quatre grandes religions.

Précisant cette ambivalence d’utilisation au cours des siècles, exaltation du sacré d’une part, récupération œcuménique d’autre part, Gérard Kurkdjian, dans une fresque magistrale, fit découvrir aux nombreux auditeurs la puissance cosmique de la vibration sonore musicale.

Pour conclure et en guise de travaux pratiques, sans doute pour apaiser la folle danse des neurones de l’assistance, le « Maître » de la soirée invita l’auditoire à une courte méditation. Débutée en silence puis « sacralisée » par l’accompagnement musical de Debussy et Beethoven, elle se terminait par une lecture calme et sereine de deux profonds poèmes.

 

D. R.

 

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