Maintenant que les soupières ont été remisées dans les buffets jusqu’à l’an prochain, l’heure est venue de tirer un premier bilan de la 27e édition du Festival des Soupes.
Cette année encore les chiffres sont impressionnants : quinze soirées, quatorze villages, 154 soupes en compétition, 350 bénévoles et probablement près de 3000 visiteurs.
Mais au-delà des chiffres, il s’agit avant tout « d’une super belle aventure humaine », s’enthousiasment Corinne Dormant, Valérie Coste Raffin et Yvanne Raffin, piliers historiques de l’évènement, à l’issue de la Grande finale.
Elles soulignent qu’il s’agit d’un évènement qui « lie », « cimente » les habitants des différentes communes entre eux et avec leurs voisins. « Festif, sans enjeu » et organisé par les citoyens pour les citoyens, il joue un rôle fédérateur unique et aide à créer un vrai sentiment d’appartenance à l’intercommunalité. « Les gens viennent se retrouver au Festival, un peu comme dans les veillées d’antan ». Le thème même des soupes participe à ce sentiment de réconfort, alors que les premiers froids arrivent et que les villages passent à un rythme hivernal, vidés de leurs touristes.
Ce plaisir de se retrouver ensemble est probablement ce qui explique que, même au bout de 27 ans, « il n’y a pas d’essoufflement ».
Valérie, Yvanne et Corinne ont des motifs d’être fières. « Leur » festival est un tel succès qu’il a créé bien des émules en France, mais aussi à l’étranger dans la dernière décennie. Guidés par les experts du pays Vaison Ventoux, la ville suisse de Martigny, le Grand Avignon et d’autres communes organisent maintenant leur propre Festival des Soupes. En l’épiçant à leur goût, bien sûr !
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