DE JEUNES REFUGIÉS ACCUEILLIS AVEC CŒUR DANS NOS VILLAGES

Depuis un an, l’association d’Aide aux Réfugiés en Région Vaisonnaise (ARRV) s’est mobilisée pour accueillir et accompagner deux jeunes afghans.

L’Assemblée Générale de l’association, qui s’est tenue vendredi soir à la Mairie de Villedieu, a été l’occasion de faire le point sur le parcours d’intégration de ces jeunes gens et de mettre en lumière le travail remarquable des bénévoles.

L’aventure a commencé le 15 décembre 2016 avec l’arrivée d’Abdul et Néamat, deux frères afghans de 22 et 13 ans qui avaient transité par Calais. D’abord hébergés au sein d’une famille d’Entrechaux, ils ont emménagé début février dans un logement mis gracieusement à disposition par un particulier à Malaucène.

Une véritable chaine de solidarité s’est alors mise en place : les uns aidèrent pour les lourdes démarches administratives, les autres pour donner des cours de français ; la Mairie de Villedieu fournit une aide logistique ; le collège de Vaison se mobilisa pour s’adapter aux besoins du jeune de 14 ans balbutiant le français et jamais encore scolarisé ; les Restos du Cœur et un fermier bio fournirent la nourriture ; diverses familles assurèrent les déplacements vers l’école et les activités extra scolaires ; des professionnels de santé offrirent leurs services gracieusement ; des artistes se mobilisèrent pour une levée de fonds. Une entraide d’autant plus remarquable qu’elle s’inscrivit dans la durée, pour répondre jour après jour aux besoins des nouveaux venus.

Moins d’un an après, les résultats détaillés par le président de l’association Gilles Dedieu ont impressionné les 45 adhérents présents. Néamat parle maintenant bien français, est intégré au collège et dans l’équipe de foot. Son grand frère travaille dans une exploitation fruitière et s’approche de l’autonomie financière. Ils ont renoncé aux Restos du Cœur car d’autres « en ont plus besoin que nous ».

Fort de ce premier succès, et ayant trouvé une autre famille acceptant généreusement de mettre un logement à disposition, l’association a pu accueillir le 15 septembre 2017 deux sœurs syriennes.

Pour répondre aux besoins criants de plus de réfugiés, Gilles Dedieu explique qu’il leur faut avant tout trouver plus d’hébergements gratuits ou à très bas prix. L’association ne reçoit en effet aucune subvention publique et fonctionne avec un budget annuel de l’ordre de 7 500 euro (principalement issus de dons) qui doit couvrir toutes les dépenses des personnes accueillies. C’est le casse-tête auquel vont continuer de s’attaquer les bénévoles dans les mois à venir.

 

 

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