HÉLIPORTAGE À LA HAUTE VILLE

Vendredi 20 octobre, des héliportages ont été effectués vers le château comtal. Ils ont eu pour but d’approvisionner le chantier de renforcement de l’angle nord-est du bâtiment. 

La société chargée de l’opération, Jet Systems Hélicoptères Services, prévoit environ 60 rotations. Deux autres opérations identiques sont prévues, en fonction de l’avancement du chantier.

Christine Bezin, conservatrice du patrimoine de la ville de Vaison, expose les avantages de ce mode de transport : « Il s’agit d’un moyen de transport relativement bruyant, mais très efficace. Il a été choisi, car il est adapté aux chantiers difficiles d’accès comme le château comtal. Il est également moins dangereux que des passages répétés d’engins dans les ruelles étroites de la Haute-Ville. »

Le bâtiment est fermé au public pour des raisons de sécurité. La dernière visite organisée remonte au 30 octobre 2013.

Le château comtal, symbole de la ville médiévale, a été le point de départ du déplacement de la population vers la hauteur rocheuse. Il est né d’un conflit entre le pouvoir laïc du comte de Toulouse, marquis de Provence et le pouvoir épiscopal au XIIe siècle.

À cette époque, les habitants occupaient la ville organisée sur la rive droite de l’Ouvèze autour de la cathédrale, de son cloître, du palais épiscopal, de l’église Sainte Étienne à La Villasse et d’églises secondaires. Sur la rive gauche, l’évêque possédait également le bourg des bains autour de la chapelle Saint Laurent. Le comte de Toulouse, dépossédé de ses biens, intervint militairement à plusieurs reprises pour les reconquérir et fit construire un château confié à une garde réduite.

C’est cette rivalité qui s’étire de 1160 à 1251, qui a entrainé le déplacement de la population vers les pentes rocheuses, en contrebas du château. Un accord entre évêques et comte de Toulouse met un terme aux troubles en 1251. En 1274, le château et le bref comtal reviennent à l’Église faute de descendant.

Plus un symbole de l’autorité du comte qu’une véritable forteresse, il n’a jamais été assiégé. Son classement comme monument historique remonte à 1920.

 

GALERIE PHOTOS : archives La Gazette Locale — © (Cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).

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