Mardi en fin d’après-midi, directeurs d’école, enseignants, personnels de l’éducation nationale et parents d’élèves se sont retrouvés devant la mairie de Vaison la Romaine pour protester contre la suppression des contrats aidés, contrats de travail pour lequel l’employeur reçoit une aide financière qui réduit le coût du travail, largement utilisé dans la fonction publique et les associations.
C’est donc à l’appel de directeurs d’école que 200 personnes de Vaison et des communes environnantes, se sont mobilisées pour interpeler les élus locaux concernés directement par ces coupes budgétaires de l’Etat.
Des représentants des manifestants ont été reçus par Jean-François Périlhou, maire de Vaison, Florence Bertrand, maire de Crestet, Corinne Colin, maire de Saint Marcellin les Vaison et Dominique Bodon, maire de Malaucène.
Les échanges ont permis à tous d’exposer leur problématique et les élus, qui ont déjà fait part des difficultés à l’association des maires de France, ont promis d’aborder le sujet à la réunion des maires de Vaucluse début novembre. Tous se sont accordés pour dire qu’il s’agit d’un « coup dur », notamment dans l’enseignement avec des postes d’Aide administrative à la direction d’école (AAD) supprimés de fait et dont l’utilité n’est plus à démontrer. Ils secondent les directeurs pour toutes les fonctions administratives et le moins que l’on puisse dire est que les écoles sont bien servies dans ce domaine. Par ailleurs avec les lois anti-terroristes, les écoles ont besoin de personnel supplémentaires notamment pour gérer les entrées-sorties des établissements. C’est donc aussi la sécurité de nos enfants qui pourrait être en jeu. Et ce ne sont pas les seuls postes car ces contrats sont aussi largement employés à l’hôpital et à la Cité Scolaire, entre autres. L’autre effet est que les salariés sous ces contrats se retrouvent la plupart du temps sans emploi du jour au lendemain.
La mobilisation très forte, voire exceptionnelle pour notre territoire montre à quel point ce sujet est particulièrement important et sensible car il touche avant tout à la pérennité de nos services publics.
Cette mobilisation en Vaucluse rejoint le mouvement national de protestation contre la suppression de ces emplois indispensables au bon fonctionnement des services publics de proximité ou alors ne faudrait-il pas que les municipalités et autres employeurs se posent la question d’embaucher avec des contrats habituels ?
GALERIE PHOTO – © (cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).



Aucun commentaire