DES VITRAUX D’UN ARTISTE MONDIALEMENT CONNU INSTALLÉS À VAISON ?

Des vitraux signés par l’artiste mondialement connu, Kim en Joong, réalisé par la non moins célèbre entreprise spécialisée Derix Glasstudios en Allemagne, qu’il a sélectionnée, vont peut-être être installés à la cathédrale Sainte-Marie de l’Assomption, à la Haute-Ville.

Cette opération, si elle a lieu, sera entièrement financée par un mécène. Elle est conditionnée à son accord. Elle serait destinée à marquer le quarantième anniversaire du jumelage entre Vaison et Martigny, en 2019.

L’information a été rendue publique par la commune à travers un appel d’offres publié sur son site Internet. Il est lancé pour restaurer la couverture, tranche ferme, et installer ces vitraux, tranche conditionnelle. Le règlement de la consultation prévoit « En cas d’obtention du financement privé pour les vitraux, cette partie de l’opération passera en tranche ferme et les travaux sur les couvertures passeront en tranche conditionnelle. », une clause difficile à comprendre : si les vitraux sont pris en charge par le privé, les crédits restent quand même disponibles pour la toiture. En tout cas, c’est ce qui semble logique à la première lecture, faute d’explications à ce stade.

Kim en Joong est un père dominicain et un peintre coréen né à Pooyo (Corée du Sud) en 1940, sous l’occupation japonaise. Il découvre, à l’âge de six ans, la couleur dans les imprimés abandonnés par les Japonais qui viennent de quitter la Corée.

Libéré des obligations militaires en 1965, il obtient un poste d’assistant en cours de dessin du petit séminaire catholique de Séoul où il découvre le catholicisme. Il est baptisé en 1967 et rejoint l’Europe en 1969, d’abord comme étudiant en philosophie en Suisse, puis novice au couvent des dominicains de Fribourg. Dans ses œuvres picturales, ce qui frappe, c’est l’impression de « liquidité » ou de « fluidité » des pigments utilisés. Grâce à des couleurs délicates, pures et limpides, Kim En Joong restitue un spectacle féérique en jouant à la fois sur la vivacité des tons et les contrastes subtils.

La quête mystique de cet artiste se traduit principalement par son souci de pénétrer l’essence des choses et de rendre visible ce qui est a priori invisible. Comme peintre de la lumière, il réussit souvent un tel dévoilement.

Il a réalisé des vitraux pour de nombreux bâtiments religieux ou profanes, dont sept vitraux pour la Chapelle de La Bâtiaz, à Martigny, financés par la fondation Pierre Gianadda de Martigny. Léonard Gianadda, son frère, créateur de la fondation, a aussi participé au financement de travaux sur la toiture de la cathédrale de la Haute-Ville (lire ici : UN MÉCÈNE À LA CATHÉDRALE DE LA HAUTE-VILLE)

Photos :

  • Des vitraux de l’artiste, prsentés lors d’une exposition
  • Le père Kim en Joonk

GALERIE PHOTO — © (Cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).

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