Le théâtre antique était pratiquement complet, mardi soir, pour la présentation de Noé, un ballet de Thierry Malandain inspiré de l’aventure de l’Arche de Noé et le déluge.
Sur la musique puissante de la magistrale Messa di Gloria, de Rossini, et dans un décor bleu minimaliste, la troupe a présenté un spectacle un peu différent de la création originale, pour des raisons pratiques. « Une danseuse a été empêchée, et comme dans ce ballet, les choses vont par paire, c’est un couple qui n’a pas pu être présent sur la scène, et par voie de conséquence son symétrique ne s’est pas produit non plus, soit quatre personnes », expliquait le chorégraphe à la fin du spectacle, lors de son débat avec le public, mené par Antoine Abou. Malgré cette différence qui n’a été remarquée que par les spécialistes qui avaient déjà vu le spectacle, la soirée a été une remarquable réussite, avec de nombreux rappels.
Le public a apprécié une danse épurée, parfois inspirée des danses répétitives du Moyen-Orient. Le déluge était symbolisé par les rideaux bleus qui montaient lentement sur les côtés de la scène.
Les mouvements millimétrés, les portés audacieux signent le travail de Thierry Malandain.
En fin de spectacle, le chorégraphe est venu discuter avec le public et répondre aux questions. Après la présentation d’Antoine Abou, qui a rappelé les multiples passages de l’artiste sur les planches vaisonnaises ; il a expliqué qu’il était inspiré par les chorégraphes hollandais, et qu’il réalisait son travail sur scène, avec les danseurs, selon l’inspiration du moment.
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