ÉLECTIONS : LES RÉFLEXIONS DE MALAUCÈNE AVENIR

Malaucène avenir, association citoyenne, fait habituellement part de ses préférences lors des élections nationales. Elle prend sa décision « en fonction des orientations et déclarations des candidats ».

Pour l’élection présidentielle de cette année, elle vient de faire connaître sa position :

« Cette fois-ci, devant les multiples désordres qui accompagnent cette campagne, nous ne donnerons pas de consigne de vote ou du moins ne soutiendrons pas officiellement tel ou tel candidat.

Ce qui ne nous empêche pas de vous livrer le produit des réflexions qui nous ont été inspirées par la relecture du discours “des quatre libertés fondamentales” prononcé le 6 janvier 1941 par Franklin Roosevelt, Président des États-Unis.

À l’heure où tout vote suppose un choix, il nous semble juste de rappeler quelques valeurs communes, dont l’évidence donne l’impression qu’elles seront éternelles. L’histoire récente nous prouve que non.

La liberté de parole et d’expression reste fondamentale, pour éviter que la communication ne se transforme en outil de propagande au profit des grands groupes financiers.

La liberté de vivre à l’abri du besoin, débat immense qui peut être, dans les années à venir, se dira autrement, si l’organisation économique fait que le travail soit moins nécessaire à la création de richesses. Mais en attendant, il faut accéder à l’emploi, avoir des revenus, une retraite ou des aides, qui permettent à chacun de vivre dignement. C’est le problème du moment.

La liberté de religion, qui ne peut s’organiser que par une stricte neutralité du pouvoir au regard de toute religion et dans le respect des différences.

La liberté de vivre à l’abri de la peur. Pour Roosevelt, et nous le rejoignons, il s’agit de la peur de perdre des acquis essentiels et inscrits dans notre constitution : “Liberté, Égalité, Fraternité”, telle la Sécurité sociale, qui nous protège de la maladie, de la perte d’emploi, des accidents du travail et assure notre retraite. L’extrême droite agite un autre modèle de peur et le propose comme moteur pour accéder au pouvoir.

Du marasme actuel, nous souhaitons que surgissent de vrais changements vers plus de justice sociale, pour que ne continue pas l’exode des déçus vers l’extrême droite. Une large participation des citoyens conscients du danger est une garantie pour le succès de ces changements.

Pour tourner, le monde n’a malheureusement pas besoin de justice, mais les êtres humains ont besoin, pour vivre dignement, que les rapports entre eux soient justes. »

 

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