S’il n’est pas sophistiqué – une planche sur des tréteaux et des galets —, le système d’échange mis en place depuis les premières Choralies est néanmoins efficace, performant, et très utilisé.
Laure Pèchene, qui participe cette année à ses premières Choralies et qui dirige la billetterie, onze personnes, est satisfaite du fonctionnement.
Elle rend tout d’abord hommage à Marie-France Gauvreau, qui a dirigé le service pendant douze Choralies, et qui a souhaité rester plus en retrait cette fois : « Elle connaît tout, son aide est très précieuse », dit-elle.
Il faut rappeler que la billetterie, au cours des Choralies, gère tout de même plus de 50 000 billets, 31 200 pour le théâtre antique, et 25 000 pour les autres lieux.
Le système est simple dans le principe : au moment de leur inscription, les participants achètent leurs entrées aux concerts par pack, de deux à six entrées. Bien sûr, dans le pack, il y a souvent un concert qui attire moins, et qu’on aimerait échanger contre un autre.
C’est là qu’interviennent la billetterie, et les galets.
Au tout début, le service installe sur la planche les billets non retirés. Ils sont classés en colonne par jour. Chaque jour a sa couleur, et chaque concert a son code. Par exemple 10G1 indique un concert le 10, au gymnase, premier concert de l’après-midi. Pour ne pas qu’ils s’envolent aux courants d’air, ils sont retenus par des galets.
« Les échanges prennent vite des allures de “bataille navale”, ils se font par le code », mentionne Laure Pèchene. Elle ajoute : « Certains viennent tous les jours pour essayer d’avoir le billet de “leur” concert ». En désespoir de cause, ils peuvent essayer d’acheter le billet manquant… s’il en reste.
Il faut aussi mentionner qu’il n’y a pas de soulte, c’est un billet contre un billet. Les deux premiers jours, la cour de la Ferme des Arts, où se situe la billetterie, est pleine de demandeurs. C’est un peu la bourse à l’ancienne, avec des cris de tous côtés, dans une ambiance bon enfant. Plus de 1 000 échanges ont lieu pendant ces deux jours.
Au fur et à mesure des débuts de concerts, les billets correspondants sont supprimés de la planche.
Laure Pèchene est bénévole. Elle travaille de 9 h à 19 h 30 à la ferme des arts, puis elle va s’occuper de la billetterie à l’entrée. Elle est aussi bénévole un jour par semaine à À cœur joie Lyon.
GALERIE PHOTO — © (cliquez sur les images pour les ouvrir ou les faire défiler).



Aucun commentaire