La venue sur le secteur de Vaison d’un troisième restaurant à burgers crée la polémique. Les « contre » ont lancé une pétition… contre, avec la collaboration des commerçants notamment vaisonnais qui ne veulent pas de ce nouveau commerce.
Leurs arguments sont développés dans un « Manifeste », repris intégralement en fin d’article.
Ils pensent que cette installation remet en question l’image du territoire, et qu’elle est « le symbole de l’uniformisation des paysages », de « l’uniformisation des modes de vie et des cultures ».
Ils estiment qu’il est illusoire de parler de quelques emplois », dont ils contestent la pérennité.
Ils affirment que cette installation incite à la « mal bouffe », et qu’il est important de soutenir les agriculteurs en développant les circuits courts.
Enfin, ils demandent à être informés des intentions « de cette multinationale qui n’est pas une implantation comme une autre », et que cette nourriture représente un mal pour la société.
Ils agitent enfin la question des déchets qui dégraderont les campagnes alentour.
Il y a là beaucoup de bonnes intentions. Encore faudrait-il qu’elles se manifestent de façon plus pérenne, et ne se limitent pas à la contestation d’un seul projet.
Lutter contre la dégradation des paysages vers la zone commerciale de Saint Romain est un peu tardif, le mal est fait, et bien fait, sans qu’on ait entendu jusqu’ici beaucoup de protestations. Pour leur uniformisation, dans les environs, c’est surtout vigne et vigne, pour le moment.
Les emplois, même s’ils s’avéraient temporaires et à temps partiel, ne différeront pas des emplois saisonniers proposés dans d’autres entreprises locales, sans que cela crée le moindre débat.
La question de la « mal bouffe », la nourriture préparée industriellement, est un vaste sujet, qui inclut la quasi-totalité de la restauration hors domicile, et en partie la restauration à domicile. Cela peut être un bon sujet de débat, et de dénonciation des abus, mais il ne doit pas alors se limiter à l’installation qui fait actuellement polémique.
Quant à l’information des citoyens, l’existence même du débat, et l’affichage en mairie, montrent qu’elle a été faite, selon les lois en vigueur.
Pour les déchets, il est probable qu’on en retrouvera, comme on retrouve déjà des canettes en aluminium, des boites de pizza et des enveloppes de biscuits. Ils dégradent les paysages, c’est inesthétique, c’est certain, comme les dégradent les affichages sauvages, sur lesquels nous reviendrons très bientôt.
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LE TEXTE DU MANIFESTE
Il serait judicieux d’établir, pour l’ensemble des maires de la Copavo, un cahier des charges stipulant les critères spécifiques de notre territoire à valoriser, dans une vision d’ensemble, cohérente et complémentaire qui éviterait ce genre d’implantation.
1. La question de l’image
Vous savez que cautionner ce genre d’établissement peut faire perdre sa particularité à notre terroir. Car il est le symbole de l’uniformisation des paysages, symbole du gaspillage et de l’agriculture intensive, symbole d’un travail sans âme, en bref le symbole de l’uniformisation des modes de vie et des cultures.
Pourquoi ne pas inciter à l’installation de PME de proximité, de gastronomie de qualité, à la défense des producteurs locaux et d’une architecture intégrée sur notre commune ?
2. La question des emplois
Il est illusoire de parier sur quelques emplois, certes, réels, mais précaires, mais qui au final n’aboutissent jamais à des temps complet. Des créations d’emploi, oui… et après ? On ne parle jamais de la pérennité de ce genre de postes qui ne sont pas toujours des temps complets.
3. Vous incitez la population à consommer cette « mal bouffe ».
Soutenir MC DO, c’est soutenir l’agriculture industrielle.
Il est important de soutenir les agriculteurs, déjà confronter à la vente des sauvages de productions venant d’Espagne, et développer les circuits courts sur le territoire, sur les marchés, dans les petits magasins, les supermarchés qui existent déjà.
McDo, qui soutient l’agriculture industrielle, n’a que des contrats avec des gros céréaliers et des centrales d’achats qui vont à l’encontre de nos projets de territoire. »
4. La question de l’information auprès de nos administrés
Il est important de Nous voulons être informés de ce genre de projet publiquement, la population locale a le droit d’être au courant des intentions de cette multinationale qui n’est pas une implantation comme une autre. Vous le savez bien.
Les soit disant économies que les familles feront pour se rendre à ce fast food de plutôt qu’ailleurs seront ensuite perdues car elles s’y rendront plus souvent et seront malades plus rapidement. Cette nourriture représente un mal pour la société et nous le savons bien, d’autant plus qu’elle se trouve facilement à quelques kilomètres de là : Valréas, Bollène ainsi que partout dans le monde. Récemment des plastiques ont été trouvés dans des Nuggets.
5. La question des déchets
Il est notoire que l’environnement, les campagnes alentours se trouveraient rapidement dégradés avec les déchets de cette restauration : plastiques, papiers et cartons gras qui se dispersent dans la nature environnante. Bonjour L’image !
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