UNE FAMILLE EN DANGER

La famille Leroy ne supporte plus de vivre en danger. Son habitation est située avenue César Geoffray, sous la Vierge Noire, au pied de la falaise de 40 mètres de haut. « Nous recevons régulièrement des cailloux et des bouteilles jetées du haut de la colline. Les tuiles sont cassées, et nos véhicules subissent des dégâts », dit le père de famille, Alexandre Leroy.

Pendant le week-end de Pentecôte, le pare-brise de sa voiture a été détruit, et son capot enfoncé. Il rappelle que « l’année dernière, un camping-car a eu son pare-brise explosé alors qu’il roulait sur l’avenue ».

Il ne sait plus comment sortir de cette situation. « Les bouteilles explosent, la toiture est perforée. Je change régulièrement des tuiles », dit-il. Il a reçu sur sa terrasse une bouteille de vodka, intacte, qui avait rebondi sur l’isolation d’un toit-terrasse. Elle a été saisie par les gendarmes, pour examen. Ils ont augmenté leurs rondes sur le secteur concerné.

La situation est pénible pour le petit Max, 4 ans, qui a interdiction de sortir, et ne peut pas profiter des 2 500 m² du jardin.

Plusieurs plaintes ont été déposées, pour « mise en danger de la vie d’autrui ». La commune, qui n’est propriétaire que de la bande d’un mètre, où est implantée la barrière anti-suicides, en haut de la falaise a aussi porté plainte pour le même motif le 18 mai.

La justice a été aussi saisie au civil. Par un jugement en référé du 3 juin 2015, le tribunal de Grande Instance de Carpentras a condamné la personne propriétaire du terrain qui surplombe la maison, à « prendre toute mesure pour interdire l’accès du bord de la falaise », sous astreinte, « attendu qu’il convient de condamner [la propriétaire] à sécuriser l’accès à la falaise pour prévenir toute intrusion malveillante sur sa propriété ».

Mais ceci ne donne pas satisfaction à la famille Leroy. « Je ne cherche pas à avoir de l’argent, je veux vivre tranquille », dit le chef de famille.

 

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