Une entreprise vaisonnaise a été victime du ransomware Locky. Ses six ordinateurs ont été cryptés, et ses fichiers sont devenus inaccessibles. Une rançon est demandée pour obtenir la clef de déchiffrement et obtenir à nouveau l’accès aux données.
Ce virus nommé Locky est transmis par les pièces jointes aux mails. Il charge quelques lignes de code qui à leur tour téléchargent sur un serveur du black net le logiciel de codage et une clef de chiffrement unique. Il se propage à l’ensemble des supports mémoire reliés à l’ordinateur infecté, à travers le réseau informatique de la victime : disques internes, externes, clef USB branchée, partages de serveur…
Le cryptage est extrêmement « solide », aucun logiciel actuel ne permet de récupérer les données cryptées. Les auteurs de cette piraterie modifient en permanence leur virus et la pièce jointe, ce qui rend difficile la détection par les antivirus, au moins pendant quelques heures.
La rançon est demandée en bitcoins, une monnaie électronique intraçable.
Les précautions à prendre sont connues. Comme toujours, le point faible est entre la chaise et le clavier, c’est-à-dire l’utilisateur. Il ne faut pas ouvrir de pièces jointes venant de correspondants inconnus, ni celles dont l’intitulé ou le texte semblent suspects. Il faut effectuer des sauvegardes régulières des contenus des ordinateurs, au moins pour les fichiers importants, sur des supports qui sont débranchés en dehors de leur utilisation.
L’entreprise vaisonnaise est au moins la quatrième victime connue de Locky dans le Vaucluse.
Le CERT, service officiel de réponse aux attaques informatiques a lancé une alerte le 19 février, mise à jour le 18 mars (lire ici : http://www.cert.ssi.gouv.fr/site/CERTFR-2016-ALE-001/index.html). Elle signale que de fausses factures de FREE Mobile sont d’utilisation courante.
Pour le moment, ce ransonware semble ne cibler que les systèmes Windows.




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