70 PERSONNES ONT DÉCOUVERT LA CULTURE DU CROCUS SATIVUS

Dimanche, Pascal Arvicus de la safraneraie « L’Or rouge des 3 rivières » d’Entrechaux, a reçu 70 personnes intéressées par la culture du crocus sativus (crocus à safran). Il a donné de nombreuses explications devant un public très intéressé.

Il a expliqué, par exemple, que pour protéger ses cultures de safran, il a planté de l’euphorbe épurge dont l’odeur des racines est un puissant répulsif pour les campagnols, ou encore qu’il utilise du purin de consoude, riche en potasse, du purin d’ortie, riche en azote et de la décoction de prêle contre la maladie.

Classé safran de première catégorie et cultivé de manière entièrement biologique, ce safran tient son nom du lieu où se rencontrent trois rivières : l’Ouvèze, le Toulourenc et l’Aygue-marse, sur le territoire d’Entrechaux.

Le safran est apparu, selon les chercheurs, 5 000 ans avant Jésus-Christ. Au 17e siècle, on comptait plus de 160 safraneraies qui étaient répertoriées autour de Carpentras mais qui ont cessé leur activité au 19e siècle en raison bien souvent du gel et des dégâts faits par le campagnol provençal.

Sur la parcelle où Pascal Arvicus avait emmené les visiteurs, peu de fleurs étaient visibles mais ce n’est que le début de la floraison. Avec sa compagne Carole, la cueillette est d’environ 30 000 fleurs par jour, de très bonne heure le matin, suivie de l’émondage (retrait des trois stigmates rouges).

Sur place, on retrouvait aussi Jessica Hamou qui présentait les produits Késari (safran en Sanskri) utilisant les pétales du crocus sativus, réalisés au sein de sa société Quatressences basée à Avignon.

Une matinée enrichissante pour tous.

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