Devant un théâtre antique comble, où ne restait aucune place assise, Kendji Girac, le jeune chanteur qui vient de fêter ses 19 ans en juillet, a enchaîné les tubes de ses derniers albums. Le public, presque exclusivement féminin, était venu pour approcher son idole et l’écouter en « live ». L’artiste, révélé par la saison trois de l’émission de télévision « The voice », a démarré une carrière fulgurante.
Attendu par le public qui scandait « Ken-dji ! Ken-dji ! » entre deux olas, le chanteur a fait son apparition en t-shirt blanc et bermuda sous les cris et les applaudissements du public debout.
Devant la scène, le public, en très grande majorité des jeunes filles et des jeunes femmes, se pressait, avec pour beaucoup le smartphone au bout du bras, pour enregistrer le passage de la vedette, ou faire des selfies pour immortaliser cet instant inoubliable.
Dans les gradins, le public reprend les refrains qu’il connaît par cœur. On se lève, on dans sur place, les bras se lèvent et ondulent. Les doigts font des cœurs. Près de la scène, les plus jeunes montent sur les épaules des plus grands, pour mieux voir.
Malgré tout, le public et calme, pas de bousculades, pas d’anicroches. Quelques personnes, pas les plus jeunes, préfèrent la buvette, tenue par le club de rugby.
Sur scène, Kendji fait le travail pour lequel il est venu. Il a vite appris le métier. Il s’adresse au public aux mêmes moments et avec les mêmes mots que lors de tous ses concerts. Des hurlements lui répondent. Les musiciens sont bons. La mise en scène minimaliste, les éclairages sans surprise, la machine à fumée qui marche à fond bouche les trous, comme souvent. Peu importe, le public n’est là que pour la vedette. Il se régale.
Une bonne soirée, marquante pour les admiratrices du chanteur -de talent – qui remplissent le théâtre antique, mais un spectacle sans surprise et sans originalité, ce qu’on ne lui demande de toute façon pas.




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