Le jazz cubain a clôturé dimanche le festival « Au fil des voix », devant une assistance que les hasards du calendrier ont rendue moins nombreuse que ce à quoi on pouvait s’attendre pour cet artiste mondialement connu.
Chucho Valdès a terminé « Au fil des voix » par un exercice quasi uniquement instrumental, ce qui reste un paradoxe. Arrivé le béret sur la tête, dominant l’espace de son mètre 94, souriant et détendu, le monumental Chucho n’a eu besoin que de quelques notes pour réchauffer le théâtre antique. Installé au piano, il déploie une énergie stupéfiante alliée à un toucher très classique et une immense virtuosité. Il dirige ses musiciens avec autorité et bonhomie. La musique cubaine enthousiasme le public, qui finit la soirée en rejoignant les musiciens qui descendaient devant la scène.
Il avait été précédé sur scène par Agathe Iracema, chanteuse franco-brésilienne à la silhouette fragile et au caractère plein d’énergie, au répertoire qui sacrifie beaucoup aux influences Africaines et Latines. Sa voie lumineuse et ses deux musiciens se trouvaient un peu au large dans le théâtre antique, ce qui n’enlève rien à son réel talent.




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