Grande saison pour Frédéric Desplans, un jeune agriculteur de Séguret. Il met en bouteille la première récolte qu’il a vinifiée lui-même. Elle vient du Domaine des Jonquiers, propriété qui est dans la famille depuis que son grand-père l’a créée, il y a un siècle. Il a repris une partie de l’exploitation pour faire son propre vin en 2014. Sur un domaine que 26 hectares, il en vinifie quatre, à titre expérimental. Le reste est traité par la cave coopérative.
« Une partie de cette surface est composée de vignes plantées à la création du domaine, des grenaches, elles sont centenaires », explique le jeune viticulteur, qui fait ses récoltes à la main, en caisse, à l’ancienne, « un procédé qui apporte moins d’oxydation ». Il utilise un pressoir vertical, en bois. Le procédé est ancien, mais la mécanique est moderne : un vérin hydraulique remplace la vis à bras.
Pour sa vinification, il a remis en service après restauration les anciennes cuves en ciment, restées inutilisées pendant « 30 ou 40 ans ». Il a vendu une partie de sa récolte en vrac. Le reste est mis en bouteille à la propriété, à la main. Il prévoit d’en produire 2 000, pour cette première année.
Il va commercialiser ainsi trois cuvées.
La cuvée Jonquille est obtenue à partir de 60 % de grenache, 30 % de Syrah, et 10 % de cinsault. Le vigneron qualifie son vin de « structuré, rond en bouche, avec des tanins fins et des arômes de moka et de réglisse ».
La cuvée Privilège est produite avec du grenache et du mourvedre, à parts égales. Le vin est à boire dans deux ans. Il est en vente au domaine.
« C’est une première étape », explique Frédéric Desplans, qui envisage de planter des vignes pour produire du blanc, et de créer son caveau.




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