« Le Dakar, quand on en a fait un, on ne peut plus s’en passer ». C’est ainsi que Charles Monier a justifié dimanche sa décision de tout faire pour être au départ de la prochaine édition. Il avait rassemblé tous ceux qui l’ont aidé à concrétiser son rêve pour les remercier de leur soutien. Parti avec un team d’amateur, Casteu Aventure, où il était le seul à participer pour la première fois à la course mythique, le motard Malaucénien a réussi à finir 69e sur 180 partants.
Il revient des souvenirs plein la tête et une grande envie de repartir malgré la petite fille qui va arriver en juillet.
De sa première participation, il a tiré quelques leçons. « Il faut s’économiser et économiser le matériel pour durer », dit-il. Il ajoute « toutes les étapes sont très dures, il faut se battre en permanence, la course est cassante et usante ». Il sait aussi ce qu’il devra travailler : la vitesse. Il horrifie Cathy, sa mère, en affirmant « je dois rouler plus vite. Là où les pros passent à 180, je ne suis qu’à 160 ». Quant à sa grand-mère, qui l’entend aussi, inutile d’insister : dès le deuxième jour, en voyant les reportages télévisés, elle voulait « qu’on lui dise de revenir ».
Il ajoute qu’il na pas passé un jour sans une pensée pour son père, récemment décédé.
Il a été impressionné par les performances demandées, dès le premier jour. Son meilleur souvenir est l’arrivée à Copiapo, au Chili, après une étape très dure. Le pire : la traversée du salar d’Uyuni, où le sel a mis beaucoup de machines en pannes, dont la sienne.
Il est bien conscient du travail nécessaire pour repartir, mais il a maintenant une première expérience.
Pour 2015, il envisage de participer au Championnat du monde de rallye, et à la Baja.
La préparation pour 2015 a duré un an et demi, où il a participé à des rallyes tout-terrain, mais aussi organisé des manifestations pour recueillir de l’argent, et recherché des sponsors locaux. Il les avait réunis pour les remercier.
« J’ai accompli mon rêve de gamin grâce à vous », leur a-t-il dit.



Aucun commentaire