DEUX GÉNÉREUX VAISONNAIS OFFRENT UNE MOSAÏQUE ROMAINE À LA VILLE

La mosaïque offerte à la ville par André et Isabelle Marcellin est en cours de restauration au musée.

Cette mosaïque constituait le sol d’une cave, à l’angle du Cours Henri Fabre et de l’avenue Charles de Gaulle, sous le « Coin Gourmand ». Elle a la forme d’un triangle rectangle de 3.80 m sur 1.70 m. En l’état actuel de son étude, sa datation précise n’est pas possible, les archéologues la situe au cours des deux premiers siècles de notre ère.

En 2005, en préalable à des travaux dans une cave et en aval de la dépose de la mosaïque, une intervention archéologique a été pratiquée  par le Service du Conseil Général de Vaucluse sous la conduite de Jean-Marc Mignon. Cette opération a révélé que la mosaïque se trouvait dans une pièce qui occupait l’angle nord/est d’un bâtiment. L’arase des murs (0, 60 m = 2 pieds) est et nord conservait à la base de leur parement externe les vestiges d’un enduit de mortier de tuileau correspondant à une protection contre les eaux de pluie. Les sols extérieurs sont en terre battue et d’un niveau plus bas que le pavement.

L’atelier de restauration du Musée d’Arles a ensuite procédé au nettoyage léger qui était possible hors atelier, aux relevés, à la découpe et au conditionnement provisoire de 13 panneaux dans la réserve du musée archéologique.

La restauration a été confiée à Astrid Maréchaux et Carole Lambert. Elles sont diplômées d’un Master 2 « Conservation Restauration des biens culturels – Spécialité objets archéologiques » qui leur permet de travailler sur des objets de musée, de monuments historiques ou en urgence sur des chantiers de fouilles. Elles possèdent une grande pratique ayant travaillé dans des ateliers  d’Arles, de  St-Romain-en-Gal, de Loupian, de Rempart  ainsi qu’à l’École française d’Athènes, à l’Institut International de Conservation de Belgrade, à l’Institut croate de Conservation, au Département des Antiquités de Chypre.

Le public pourra assister aux opérations de restauration au cours de deux après-midi portes ouvertes de l’atelier : samedi 28 février et dimanche 1er mars.

 

La restauration coûtera 27 000 euros, dont 10 000 euros financés par une subvention de la Région.

Aucun commentaire

Envoyer le commentaire