S’il y a des inquiétudes sur l’avenir de certaines caves coopératives, tel n’est pas le cas de celle de Vaison-la-Romaine. C’est en tout cas ce qui ressort des informations données lors de l’assemblée générale de jeudi, où ont été examinés les comptes arrêtés au 30 juin 2014, et les perspectives.
La nouvelle politique commerciale initiée par le président Jean-Louis Romieu et le directeur Philippe Coste porte ses fruits. Malgré la baisse régulière, depuis 2010, des tonnages récoltés, les recettes globales sont en hausse, de façon très nette.
Depuis 2009, le prix moyen de vente du litre est en augmentation importante et régulière, avec, entre 2009 et 2013, une hausse de 78 %, et les revenus à l’hectare progressent bien.
Les conséquences directes de cette hausse sont un renouveau de l’attractivité du métier. On commence à voir des jeunes qui renoncent à quitter l’exploitation, et d’autres qui souhaitent y revenir.
Ces résultats remarquables sont dus à l’action des dirigeants, tous reconduits à l’unanimité. Ils ont mis en place une politique de recherche de nouveaux clients, pour moins dépendre de gros acheteurs traditionnels, et ont élargi la gamme de produits proposés.
Le choix stratégique de s’orienter vers les rosés a été payant : les produits sont très demandés et enlevés rapidement. L’augmentation régulière de la qualité est aussi au rendez-vous.
Un point rapide a été fait sur la récolte 2014. La qualité est satisfaisante, mais l’année de produira pas de « vins de garde ». Quatre-vingt-dix pour cent de la récolte sont vendus ou réservés. Le départ du Cellier des Princes prendra effet en 2016.
Le directeur Philippe Coste a insisté sur les progrès qui restent à faire. Il s’agit d’abord de réguler les apports. Au moment de la récolte, 80 % des tonnages arrivent en 10 jours. Il a prévenu que la classification faite à l’arrivée sera plus sévère en 2015. Elle se fera sur des critères objectifs signifiés à l’avance aux coopérateurs.
Pour la production, il lui semble nécessaire d’adapter les cépages aux terroirs, ce qui est un travail de longue haleine. Il rappelle que la typicité des produits de la Romaine résulte de l’alliance d’une vinification traditionnelle et du grenache, et invite les vignerons à remettre en question les habitudes pour vérifier leurs adaptations aux besoins de la production.
Jean-François Périlhou a clôturé la réunion en rappelant toute l’importance de la viticulture dans l’économie locale et a assuré les participants et la cave du soutien de la municipalité.




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