Les premières truffes arrivent sur les étals. Les vendeurs sont tous d’accord sur un point : la quantité est là. Par contre, la qualité n’est pas encore au rendez-vous.
« Il a trop plu », selon certains. Les truffes noires ne sont pas si noires que ça. Quand on les coupe, elles sont plus grises que blanches. Les lots trouvent difficilement preneur auprès des expéditeurs, qui préfèrent pour certains ne pas faire de vente plutôt que de se « griller » auprès de leur client. Les cours des principaux marchés, Richerenche et Carpentras, s’en ressentent.
Sur le marché de Vaison, Thierry Vidal, trufficulteur à Dieulefit, est de retour sur son banc en face de la Poste. Il propose sa marchandise et peste contre les pertes dues au tri qu’il effectue pour proposer quand même de la qualité. Il espère que la qualité s’améliorera après les premières gelées : « pour que la truffe mûrisse bien, il faut qu’elle gèle », dit-il.
Il vendait hier mardi ses truffes à 84 € les 100 grammes.




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