DANSE AU CLAEP

On se demande à toujours pourquoi le Claep de Rasteau, qui propose toujours une remarquable programmation, ne réunit à chaque fois que si peu de spectateurs.

Samedi, c’est la danseuse israélienne Daniell Alnuma  qui se produisait dans un spectacle exceptionnel par sa qualité. Ila d’ailleurs été déjà présenté en Vaison Danses en 2013.

Le premier tableau, « Minhara », est un éblouissement, si ce mot peut être employé pour une danse qui se déroule sur un plateau très peu éclairé. Seules taches de couleur, quelques fleurs rouges et un tissu de la même couleur. L’artiste se dissimule derrière une robe ample et noire, sur un plateau noir lui aussi. Seules taches de couleur, quelques fleurs rouges et un tissu de la même couleur. Il est difficile d’apercevoir son visage, qu’elle cache dans l’obscurité, ou derrière ses cheveux, partie intégrante de la chorégraphie. Les mouvements sont reptiliens. Un exercice « époustouflant » de virtuosité, d’esthétique et de maîtrise.

La seconde partie, « Tableaux d’Orient », est en deux parties, accompagnée d’un musicien sur la scène. La première est très inspirée de la danse orientale, la maîtrise du mouvement et de l’espace est identique, au sommet. Là encore, la danseuse cache son visage. J’éclairage est calibré pour qu’une fois à gennoux, sa tête reste hors du faisceau lumineux. La deuxième partie se rapproche de la danse classique occidentale, mais dans un style toujours très personnel.

La quarantaine de personnes qui assistaient à la prestation a salué l’artiste par des applaudissements nourris et mérités.

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