Plus de 180 personnes, dont certaines sont restées debout et d’autre qui se sont assises par terre, sont venues écouter Raoul Marc Jennar parler du traité en cours de négociation entre les États-Unis et l’Europe, plus connu sous le nom de traité transatlantique. Il était invité par deux association, Pain et Liberté, et le collectif Article premier.
Pendant une heure et demie, le conférencier a exposé en détail les raisons qui le conduisent à s’opposer à ce traité qui selon lui, menace gravement nos libertés, notre mode vie et la souveraineté des peuples. Après avoir expliqué que jamais les gouvernements et en particulier le gouvernement français n’a informé les députés sur le contenu de la négociation, qui était secret, Raoul Marc Jennar fait le point sur les négociations de l’OMC et le cycle de Doha, qui a été abandonné faute d’accord international.
Il a exposé le bilan du traité, équivalent, entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, qui n’a apporté aucune création d’emploi, et a tiré les salaires des États-Unis et du Canada vers le bas. Il a mentionné que les litiges entre les états et les entreprises sont, dans ce traité, jugées par des arbitres choisis au coup par coup, et de façon secrète, « comme dans l’affaire Tapie ».
Les conséquences de ce traité seraient d’obliger les états à traiter les entreprises et les services publics à égalité, quelles que soient leurs nationalités. Il a cité l’exemple de l’obligation de financer l’installation en France d’universités privées américaines, et comme conséquences la privatisation forcée de l’enseignement, de la protection sociale et des retraites, et d’autres services publics.
Il mentionne que si le traité contient des références rassurantes, toutes sont au conditionnel et aucune n’est applicable d’office, tandis que toutes les mentions contraignantes s’appliquent immédiatement.
Il explique que les références aux accords internationaux sur les conditions de travail, qui n’ont pas été ratifiés par les États-Unis, ne seront pas applicables.
Il estime aussi que ce traité, qui n’est pas susceptible par la suite de modification, s’attaque violemment aux normes sociales, sanitaires, alimentaires, environnementales, dans le but unique de les abaisser.
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