La sirène de la mairie a sonné en début d’après-midi. Que tout le monde se rassure, il s’agissait de tests.
On avait perdu l’habitude de l’entendre.
Pendant des années, les sirènes ont sonné le premier mercredi du mois, à midi, déclenchées par la Préfecture. Une survivance de la Deuxième Guerre Mondiale. Elles sonnaient aussi pour appeler les pompiers volontaires, déclenchées localement. Et puis…
Et puis les pompiers ont été dotés d’Alphapages (bips)… Et puis le réseau téléphonique qui les reliait aux préfectures est devenu obsolète. Pendant des années, les PTT puis France Télécom entretenaient ce réseau, jusqu’à ce qu’Orange refuse de continuer. L’affaire s’est terminée au tribunal, qui a donné raison à Orange, en avril 2013. Il n’existe aucun texte légal obligeant l’entreprise à entretenir le réseau d’alerte. Les « privatiseurs » ont juste oublié de mentionner ce point dans ses obligations.
Un nouveau système se met en place, lentement, très lentement, basé sur le réseau câblé du Ministère de l’Intérieur.



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