Jeudi 31 juillet, en fin d’après-midi, une foule considérable était réunie autour de la stèle commémorative du capitaine Joseph Jallier, aviateur de la France Libre, abattu par l’ennemi, le 31 juillet 1944, à bord de son P47 Thunderbolt qui s’est écrasé au plan des Amarens, à la Saousse.
Pour commémorer ce douloureux souvenir, le maire, Dominique Bodon était entouré des élus de la commune, du sénateur Alain Milon, du député-maire d’Orange Jacques Bompard, du conseiller général et maire d’Entrechaux Xavier Bernard, du maire de Beaumont du Ventoux, Bernard Charrasse ainsi que de la fille du capitaine Jallier, Annie et de son neveu.
Dix-huit porte-drapeaux de différentes associations d’anciens combattants dont un de Suisse étaient regroupés autour de la stèle ainsi qu’une délégation de l’Armée de l’air et de la Légion étrangère d’Orange.
Dans leurs discours, Dominique Bodon, Joël Blanc, président de la section des Anciens Combattants de Malaucène-Le Barroux-Beaumont du Ventoux, et Gilles Rousset de l’ASAF Vaucluse (Association de Soutien à l’Armée Française), ont retracé la fin tragique du capitaine Jallier. Une des pales de l’hélice est d’ailleurs exposée au premier étage de la mairie de Malaucène.
L’histoire : Le 31 juillet 1944, après avoir attaqué la Flak allemande sur le terrain d’aviation d’Orange-Caritat, celle-ci pourchasse l’avion du capitaine Jallier et endommage son appareil. Pour s’extraire de celui-ci, il fallait qu’il le retourne. N’y arrivant pas, il saute comme il peut de son avion, mais sa tête heurte la dérive, son parachute se met en torche et il s’écrase au plan des Amarens et son avion un peu plus loin. Tout de suite, des résistants du Maquis Ventoux sont là, emportent son corps à l’Hôtel Dieu de Malaucène (désormais la mairie) et le veillent à tour de rôle. Sur sa combinaison de pilote sont accrochés deux petits chaussons de bébé, ceux de sa fille Annie.
Il sera inhumé dans le cimetière de Malaucène avant d’être transféré en 1945 dans le caveau familial de Mautes dans la Creuse. S’ensuit l’arrestation, par les miliciens, de dix maquisards. Huit seront libérés et deux, dont le père de Dominique Bodon, chef de réseau, seront emprisonnés à la prison Sainte Anne et ne seront libérés qu’avec l’arrivée des Américains.




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