Lundi soir, le théâtre antique accueille « Beyond », spectacle de Circa, un cirque australien qui se produit dans le monde entier. Trois troupes tournent dans le monde. Les artistes sont arrivés samedi en milieu de journée à Vaison-la-Romaine.
Sur les sept membres de la troupe, quatre, Bridie Hooper, Rudi Mineur, Paul O’Keeffe et Billie Wilson-Coffey sont venus samedi en fin d’après-midi à la ferme des Arts pour parler de leurs parcours et du spectacle, en présence de Philippe Noël, directeur du festival. Australiens, ils ne parlent qu’anglais. Les traductions étaient assurées par Chloé Peureux, la dynamique et très efficace chargée des relations presse du festival, parfaitement bilingue, qui avait organisé cette rencontre impromptue.
Tous les quatre ont commencé très jeunes, et tous sont passés par une école de cirque. Rudy, à 22 ans, était maçon, et pratiquait le cirque comme loisir dans un atelier. Il a eu la chance que Circa appelle cet atelier pour demander si quelqu’un serait intéressé pour les rejoindre. Il a posé sa candidature, passé l’audition, et a été accepté. Adepte des tatouages, il ne les cache pas pendant le spectacle.
Skip Walker-Mine a commencé à 17 ans, dans une école de cirque. Il raconte : « avant, je montais aux arbres pour le plaisir ».
Paul O’Keeffe a commencé lui aussi très jeune, à douze ans : « J’en au toujours fait ».
Billie Wilson-Coffey a suivi un cursus universitaire d’art du cirque.
Tous les quatre ont été impressionnés par les sites antiques : « nous n’avons pas de vestiges aussi anciens en Australie ».
Pour ces artistes-acrobates, la difficulté dans leur métier est l’adaptation aux réactions du public, différentes d’un pays à l’autre, qui nécessite des adaptations : « ce qui “marche” dans un pays ne “marche” pas forcément dans un autre, nous devons en tenir compte ».
A Vaison-la-Romaine, il va leur falloir s’adapter aux lieux. Le théâtre antique est très différent des salles dans lesquelles ils se produisent habituellement.
L’intégration d’une troupe circassienne à un festival de dans n’est pas, pour la technique, une évidence. Philippe Noël, directeur du festival, explique que les contraintes techniques empêchent de recevoir certaines troupes. « Notre installation est prévue pour des spectacles de danse. La nécessitée faire porter du poids à la structure implique pour chaque troupe acrobatique des vérifications pointues pour assurer la sécurité de tous. »



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