Les libraires vont enfin pouvoir lutter avec les vendeurs de livres par correspondance avec un peu moins de désavantages. Une loi, publiée ce matin au Journal officiel, stipule « Lorsque le livre est expédié à l’acheteur et n’est pas retiré dans un commerce de vente au détail de livres, le prix de vente est celui fixé par l’éditeur ou l’importateur. Le détaillant peut pratiquer une décote à hauteur de 5 % de ce prix sur le tarif du service de livraison qu’il établit, sans pouvoir offrir ce service à titre gratuit. » La loi habilite également le gouvernement à prendre par ordonnance des mesures pour l’édition numérique.
Ceci posé, les libraires du secteur de Vaison, au nombre de deux à notre connaissance (librairies Montfort à Vaison et L’annexe à Malaucène), offrent déjà la possibilité commander des ouvrages. L’expérience prouve qu’ils sont livrés aussi rapidement que par une multinationale qui élude l’impôt et les charges sociales qui financent vos remboursements Sécu et vos retraites (ce qui rend plus faciles les prix bas). Ajoutons qu’aux États-Unis, une de ces multinationales, qui a fait pratiquement disparaître les libraires, utilise maintenant sa force commerciale pour faire pression sur les éditeurs, en désavantageant leurs productions (http://abonnes.lemonde.fr/technologies/article/2014/05/12/hachette-se-re…).
Enfin, sauf erreur, ces multinationales ne participent pas à l’animation locale, contrairement aux librairies « bien de chez nous ».
Chacun fera son choix, alors que le service est équivalent, entre multinationales à la limite de la fraude fiscale et sociale, et sympathiques magasins de proximités qui animent notre vie quotidienne.
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT0000292108…



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