La huitième édition du « Goût des pages » était dédiée « à la lune, à l’amour et aux femmes » par son organisatrice Nathalie David. Pendant ces deux jours, des centaines de visiteurs ont parcouru le village et visité le chapiteau. Installé sur le parking de l’auberge, il abritait vingt-cinq éditeurs, souvent accompagnés par leurs auteurs. Les Éditions du Toulourenc et les libraires de Sainte Cécile tenaient une place importante dans la manifestation. Dans les rues, le théâtre de la Gazette (sans rapport avec La Gazette Locale que vous êtes en train de lire) a fait apprécier « Les bien lunés ». Un peu plus loin, la botaniste Jacqueline Toumissin racontait l’histoire des femmes soignantes, parfois appelées « sorcières ». La logistique culinaire était assurée avec brio et talent par Yvanne Raffin et l’Auberge de Brantes, et par les Aventurières du goût. Ajoutons que le soleil était de la partie.
Il faut également parler de la passionnante et érudite conférence du philosophe Alain Guyard. Elle a eu beaucoup de succès, et il n’y avait pas assez de sièges sous le chapiteau pour pouvoir asseoir tous les auditeurs. Le titre était un peu surprenant : « l’Amour avec un grand A ou avec un gros tas ».
Le conférencier a été présenté par Nathalie David, l’organisatrice, et Roland Ruegg, maire du village. C’est un philosophe atypique, que certains qualifieraient volontiers de « déjanté ». Écrivain auteur de plusieurs livres, et de pièces de théâtre, il aime travailler dans des lieux où on n’attend pas un philosophe, prisons, établissements de santé…. Il décrivait ainsi Brantes et son festival : « C’est un absolument choucard patelin de 87 âmes, au pied du mont Ventoux. Ils font un festival de poche… ‘’ L’amour, les femmes, la lune ‘’ que ça s’appelle… Alors, ils te foutent trois bancs et des tapis sur la place du village, un chapiteau de cirque, et roule ma poule ! Recta, ils te laissent me leur enquiller une leçon de philo foraine maousse costaud et pas piquée des vers… ».



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