En hommage à El Greco, Tolède commémore le 400e anniversaire de sa mort.
En Espagne, cette année, Tolède à 70 kilomètres au sud de Madrid mérite un détour à double titre. Les épées et les couteaux de cette ville, trois fois capitale dans son histoire, sont appréciés depuis le Moyen-âge et pour le peintre Domínikos Theotokópoulos dit El Greco (1541-1614). La cité fête les 400 ans de sa mort au travers d’un parcours d’édifice qui conduit de la cathédrale musée à l’église Saint-Thomas, là où le peintre crétois, chantre du maniérisme, a posé ses pinceaux et ses peintures pour ouvrir l’école espagnole.
Tolède rend hommage à ce peintre de la Contre-Réforme dont on reconnaît son approche picturale par ses portraits pâles et émaciés. On lui doit un Christ en croix, les portraits des apôtres, mais aussi « l’Enterrement du comte d’Orgaz » (El entierro del Conde de Orgaz en espagnol), un chef-d’œuvre du peintre El Greco, daté de 1586-1588.
Madrid se joint à la fête en mettant aussi El Greco à l’honneur avec une exposition au musée du Prado du 25 juin au 5 octobre, elle aborde le thème « El Greco et les modernes » par ses influences jusqu’à aujourd’hui.
Domínikos Theotokópoulos est arrivé à Tolède en 1577. Son surnom dEl Greco ne s’explique pas vraiment, car en espagnol on dirait « El Griego » pour rappeler ses origines helléniques.
Durant deux siècles, il a été oublié jusqu’à ce que Domínikos Theotokópoulos influence les peintres romantiques français. On cite Edouard Manet, Jean-François Millet ou Eugène Delacroix, il y a aussi des auteurs, tel Théophile Gautier, qui a redécouvert cet artiste au cours d’un voyage en pays ibère. Le Louvre est à l’origine d’une première exposition en 1838 quand le roi Louis-Philippe ouvrît au Louvre une galerie dédiée à cette école où signent les Velasquez, Ribéra, Zurbaran, Murillo ou Goya.



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